Mercredi 12 novembre 2014 3 12 /11 /Nov /2014 13:51

Méééé non!

Me revoilà!

Il faut dire que le dernier mois a été pénible.

Toujours une humeur "mi-dépressive / mi anxieuse qui ne me quitte pas et qui évolue en dents de scie.

 Et surtout:

des problèmes cervicaux!

Ben oui, c'est bête. Une névralgie cervico-brachiale (bonjour le nom savant) due (après scanner) à deux hernies discales cervicales.

Gros coup au moral.

Moi qui compte sur mes footing réguliers pour me remonter le moral, râpé!

Le radiologue du scanner m'a fait comprendre que je ne pouvais ni courir, ni nager, ni faire du vélo, ni rien, en fait.

Sous le choc, j'ai oublié de lui demander si c'était "à vie".

"Eh m'sieur, à 42 ans je dois avoir le train de vie d'une petite mémère? Jusqu'à ma mort?"

Inattendu, pour le coup.

Moi qui pensais seulement avoir un problème de neurones, me voici avec un problème physique, ça change.

Heureusement, mon Kiné (très fréquenté ces temps -ci, ça me change des psychiatres) m'a dit qu'il ne fallait pas écouter les radiologues.

Et si ces fameuses hernies ne se résorbent pas, j'envisage de me faire opérer.

J'ai déjà tout étudié sur le Net.

J'ai eu droit à un pannel de médicaments qui ferait baver un camé:

des anti-inflammatoires, des corticoïdes, et surtout: du tramadol.

Ce dernier étant potentiellement addictogène je n'en ai pris que deux jours, pour une efficacité quasi nulle.

Suite au prochain épisode...

PS: une névralgie cervico-brachiale est une compression d'un nerf due (chez moi) à un écrasement des disques cervicaux. La douleur se situe dans la nuque, dans l'épaule, dans le bras et certains doigts de ma main gauche sont comme insensibles (c'est une "sciatique du  cou et du bras").

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Aurèle
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Dimanche 5 octobre 2014 7 05 /10 /Oct /2014 07:38

    Le Centre de Ressources Autisme.

Je m'y suis rendue la semaine dernière pour une évaluation préliminaire.

J'avais déjà assisté à celle de mon fils donc je savais à quoi m'attendre.

L'évaluation (la dernière ligne droite), dont la date n'est pas encore fixée, prend beaucoup de temps (elle s'étale sur plusieurs jours) et il y a tellement de demandes qu'il a une "présélection".

C'est un peu comme un entretien d'embauche.

J'ai dû recommencer mon histoire face à une charmante psychiatre, depuis mon enfance, aussi loin que remontent mes souvenirs, c'est à dire très loin.

Mais cela ne m'a pas gênée. Car pour une fois, j'ai la certitude que c'est enfin l'Aboutissement.

Il manquait un élément. Toute ma vie j'ai ressassé cette histoire, mon histoire, face à des psychiatres tous plus incompétents les uns que les autres.

C'est un peu comme si je cherchais à démontrer un théorème en partant d'un postulat éronné. Il y avait un bug quelquepart.

Maintenant tout s'imbrique parfaitement. Ma vie avec toutes les difficultés que j'ai rencontrées, mon goût prononcé pour les psychotropes, mes troubles alimentaires, mes tendances à picoler, tout me  me paraît limpide.

Quand je me suis rendue compte que je commençais à me taper l'air tarte, à l'époque où je ne parlais à personne et que je ne pouvais me rendre "en société" qu'avec mon père ou avec Bébelle, j'ai joué un rôle.

Je l'ai bien joué. Il fallait bien me connaître pour s'apercevoir à quel point j'avais peur des autres.

D'ailleurs, avais-je vraiment peur des autres? Peur n'est peut-etre pas le mot approprié. Je n'avais pas peur comme quelqu'un de timide, j'avais peur comme quelqu'un qui se retrouve face à des individus qu'il ne comprend pas du tout.

J'ai lu des citations d'Asperger qui décrivent bien ce sentiment.

"c'est comme si on vivait dans un pays dont on ne comprend pas la langue"

"c'est comme si on vivait sur une autre planète, entouré d'Extra-terrestres" ...

C'est presque pire. Parce qu'en plus, il est fortement conseillé que les autres ne s'aperçoivent pas de notre différence.

Ce sentiment était flagrant dans mon enfance, ça l'est moins maintenant.

Mais jouer un rôle est épuisant, moralement. C'est intenable dans la durée.

Donc soit on reste cloitré chez soit, soit on essaye de faire bonne figure et on en profite pour se shooter un peu.

Bref, l'entretien a duré plus de deux heures. Il a fallu que je décrive mes "centres d'intérêts".

Le premier était tout trouvé. Quand j'ai parlé de mon addiction au bromazépam, la psychiatre m'a demandé s'il s'agissait de Valium (une psychiatre, la honte!).

Donc, je connais toutes les benzo par  le nom de leur molécule mais aussi par leur nom de labo (et même le nom qu'elles portent aux Etats Unis ou en Belgique), ainsi que leur demi-vie d'élimination.

Mais cela n'a rien d'extraordinaire. Il suffit d'aller sur les Forum de benzo pour se rendre compte que je ne suis pas la seule. Et même parmi les lecteurs de ce blog il y a des personnes dans ce cas (un peu zarbi quand même comme passion).

Puis il y a eu les médicaments en général.

Il y a  eu des trucs plus étonnants, qui pour le coup n'intéressent personne, c'est les dates de naissance et si possible les tailles des gens. Les personnalités mais aussi ceux que je côtoie (bon pour les tailles c'est plus dur).

J'ai eu ma période séries (Prison Break, Dexter, Breaking Bad, Esprits Criminels...) ce qui représente des dizaines de dates, de tailles, de noms.

Bon, et c'est pas fini.

Cela arrive d'avoir des centres d'intérêts mais lorsque cela devient obsessionnel (au point d'y penser la nuit et de me relever) cela peut être un des nombreux signes du Syndrome d'Asperger.

Bref, il a fallu aussi évoquer le manque d'empathie.

L'empathie, ce n'est pas la pitié, la gentillesse, la générosité (je ne pense pas en manquer).

C'est la capacité de ressentir, a priori, les pensées, les sentiments et les émotions d'autrui.

Je lui ai dit que je ne pouvais pas avoir un avis objectif sur la question.

Et sa réponse: "en une heure, vous m'avez à peine regardée 5 mn, cela doit donc être difficile pour vous d'imaginer ce que je ressens, car les émotions des gens passent par l'expression du visage". Et paf!

Pas un seul de ma cohorte de psy n'avaient remarqué un truc si évident. Un truc qui a interpellé mon asperpsy au bout de quelques minutes.

Bref, après cet interrogatoire qui n'en finissait plus, au bout de deux heures, elle m'a expliqué comment se passerait l'évaluation.

Des spécialistes en tout genre, psychologues, psychomachins vont se succéder pour des séries de tests et des sortes de jeux de rôles. Le tout est filmé, puis analysé par la suite.

Le résultat est objectif et serait le même dans tous les CRA du monde.

J'ai un peu décroché sur les explications (deux heures de concentration, c'est déjà beaucoup pour moi), mais mon fils me racontera.

Bref elle a ajouté que cela ne sera probablement pas cette année (avant Janvier donc). Le contraire m'aurait étonnée et si on me dit que c'est Février je suis folle de joie.

J'avais arrêté d'y penser mais maintenant je sens l'échéance approcher.

Un truc qui m'horripile particulièrement:

 Ma situation commence à se savoir  au delà des frontières du Lycée (personne ne sait tenir sa langue). Beaucoup de personnes semblent intéressées par mon cas (il faut dire que c'est une situation hors norme). Une prof qui découvre qu'elle a le syndrome d'Asperger et qui demande à être reclassée en conséquence.

L'assistante sociale me harcèle. L'équivalent du Rectorat (mais pour l'Enseignement Agricole) semble être au courant, bientôt cela ira jusqu'au Ministère de l'Agriculture!

Quand je croise mon ex-collègue de Maths au collège où se trouve ma fille ,elle me regarde comme si j'étais extraordinaire et elle me pose plein de questions. Alors qu'avant j'avais l'impression qu'elle me considérait comme une sous-merde. Elle m'adressait à peine la parole.

Même si la pathologie dont souffre un agent doit rester confidentielle, cela ne me dérange absolument pas que mon histoire se propage comme une traînée de poudre.

Mais ce qui me dérange particulièrement, c'est que mes proches éludent complètement le truc.

Mon père veut bien le comprendre pour mon fils mais dès que je parle de moi, il change de sujet. Ma belle famille, n'en parlons pas.

Quant à mon mari, cela a été très long.

On invite des Asperger dans les émissions de télé, mais quand on en a une sous la main, on ne veut pas en entendre parler.

Alors ça m'énerve.

Donc j'ai décidé d'écrire un petit livre à l'intention de mes proches.

Je voulais attendre l'évaluation officielle mais c'est inutile. Disons que ce sera un livre compte à rebours.

PS: après mes dérapages éthyliques du début de semaine (trois jours), j'étais effondrée.

J'en ai parlé à mon asperpsy en lui expliquant que j'étais vouée à subir des compulsions toute ma vie.

Il m'a demandé si c'était si grave que ça?

Ben oui, si je conduis!

Et bien ne conduisez pas quand vous avez bu et tout va bien.

Depuis, je suis revenue dans le droit chemin.

Je me souviendrai toujours d'une de mes premières séances avec lui (la première ou la deuxième), j'étais encore dans la perspective de retravailler dans le même lycée, sur le même poste (les Asperger n'aime pas le changement, même si cette perspective me terrorisait).

Il m'a dit simplement: "vous ne le ferez plus, vous ne pouvez pas".

Tout semble si évident, si carré, si cartésien avec lui.

Ce type est une vraie caricature. En plus il a une espèce de nonchalance extrêmement étrange.

Bref, il me laisse perplexe.

 


Par Aurèle
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Mardi 30 septembre 2014 2 30 /09 /Sep /2014 21:32

Personnalités toxiques est un terme de Christophe André. Il a dû écrire un bouquin intitulé: "comment gérer les personnalités toxiques".

moi je ne gère rien.

Pourquoi la plupart des gens que je côtoie sont ils si aigris. Evidemment je pense à mes beaux-parents mais mon père n'est guère mieux (cela doit être l'âge).

Mon beau-père doit être foncièrement anti-gauche. D'où cette haine subite et inexpliquée envers Arnaud Montebourg (voir article ci-dessous).

En tant qu'ancien commerçant (boucher!) il a longtemps fustigé les fonctionnaires qui avaient une grosse retraite comparé à lui. Bon c'est sûrement vrai. Mais ressasser perpétuellement les mêmes trucs  rend aigri . Il a dû être un peu perturbé quand sa fille est devenue prof (des écoles) tardivement (à 30 ans) après avoir galéré dans des entreprises.

   Il m'expliquait qu'il y avait les "bons profs" et les "mauvais profs". Ceux qui font leur 18 heures et basta (il faut qu'il m'explique comment ils font, perso, j'en ai jamais croisé un seul en 20 ans de carrière) et ceux qui bossent comme des dingues.

Cela me faisait penser au sketch des inconnus "il y a les bons et les mauvais chasseurs".

Bref, je ne suis pas là pour critiquer mon beau père (soit dit en passant il a quand même un appartement à Bormes les Mimosas)

Mon père à une lubie (lui aussi) en ce moment. Les gens qui défiscalisent. Pourquoi eux, je ne sais pas.

Mon père n'est pas à plaindre, il est seul, a une retraite correcte et a hérité de sa mère (appartements etc), j'en ai profité aussi. Il paye pas mal d'impôts et ceux-ci ont beaucoup augmenté cette année.

C'est le cas dans mon foyer aussi (on fait partie des "cadres moyens", gros coup de bambou). Bon c'est comme ça. J'estime qu'on doit être satisfait de payer des impôts.

Ben mon père, je vois qu'il l'a en travers de la gorge. Et il est persuadé que les très  gros revenus ne payent pas d'impôts. Il a sûrement pas tort, mais il ne faut pas généraliser. Et il ne me parle plus que de ça. Il faut qu'il arrête de lire Marianne.

Bref, moi je m'en tape.

Et il y a aussi les "ah les jeunes de maintenant ne lisent plus à cause d'internet", "internet, toujours internet". Là ,je lui ai rétorqué que comme toutes les grandes inventions (le téléphone, la télévision...) il y avait probablement à l'époque des gens réfractaires qui refusaient l'idée qu'on ne pourrait plus s'en passer. Tout simplement parce qu'il étaient dépassés, ringards...

Et je pourrais faire un dictionnaire de toutes les conneries débitées par mon père. Pourtant j'ai conscience qu'il est intelligent et qu'il a une grande culture, alors?

Un jour on jouait au Trival poursuit (globalement on était tous nuls) et:

"capital de la Mauritanie!".

Il a crié: Nouaktchok!!! (vous vérifierez l'ortographe si ça vous intéresse, j'ai pas le courage).

On étaientt sciés (surtout qu'il y avait un pote de mon mari et sa copine, que mes parents logeaient, car à l'époque on vivait dans un studio)

Mon père connaît les capitales de tous les pays du monde. D'ailleurs c'est un puits de sciences dans plein de domaines (enfin pas vraiment "de sciences", plutôt d'histoire et de géo).

 Mais sur certains points, c'est une tête à claques.

Autre exemple, mes "amis" (ceux qui nous invitent à boire du Muscat chaud).

Il n'ont de cesse de nous parler des Rom. Je n'ai jamais vu un seul Rom dans mon patelin, et à Nancy, il y en a très peu.

Moi, quand j'en vois je leur donne du fric.

SURTOUT PAS !!!!! m'ont-ils dit. Plus tu leur donnes, plus il y en aura.

Et des gens comme ça j'en connais des masses.

Ce sont des personnalités toxiques. Je vois de la haine dans les yeux de mon beau-père quand il parle de Montebourg ou des "bougnoules" , ou quand mes voisins parlent des Rom.

J'ai vu aussi de la haine quand un type voulait me faire signer un papier contre le mariage Gay. Comme j'ai refusé, il m'a traitée de sale gouine.

Cela devait être pareil avec les Juifs dans les années 1936.

Doit-on faire avec?  Moi j'y arrive pas.

je  ne comprends pas toujours la nature humaine.

(j'aurais pu évoquer les "sales poivrots" tant que j'y étais).

Je ne suis pas comme ça. Même Sarkozy que j'ai tendance à trouver ridicule (et que je n'apprécie pas) ne déclenche pas chez moi un tel déferlement de haine.

Les gens comme ça m'énervent: soit je pique une crise, soit je picole (et avant je me gavais de benzo). C'est une forme d'intolérance aussi en fait (de ne pas supporter les gens intolérants)

Si j'en parle à mon asperpsy, il va me répondre "vous n'êtes pas obligé de fréquenter de telles personnes".

Il reste plus grand monde alors....

 

 

Par Aurèle
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Mardi 30 septembre 2014 2 30 /09 /Sep /2014 16:56

        Samedi dernier: super pêche.

Je devais à la fois organiser l'anniversaire de mon Kiki (seulement trois invités, mais pas des "enfants de coeur") et préparer l'arrivée de mes beaux parents.

Toutes les mères savent faire ça, et sereinement en plus. Toutes sauf moi.

J'avais été consulter un site "mères-parfaites-comment-organiser-un-anniversaire".

Et j'étais tombé sur la fameuse "chasse au trésor".

J'ai quatre enfants. Des dizaines d'anniversaires chez leur copains pour chacun d'entre eux.

Et quand je demandais ce qu'ils avaient fait, réponse quasi systématique: "une chasse au trésor et c'était génial".

Bon sang, je m'y suis collée.

Une semaine de préparatifs.

Avec des épreuves, du chamboule-tout, des questions devant la mare où il fallait nourir et observer les carpes Koï et des grenouilles, des chasses aux super-héros cachés dans les buissons (avec un qui dissimulait une énigme).

Parce qu'avec quatre enfants, des super-héros, on en a des brouettes.

Et j'ai été étonnée que ma chasse au trésor soit si appréciée et provoque autant d'excitation (ça fait plaisir, la prochaine fois je ferai plus d'épreuves).

C'est pas fini: j'avais fait deux gâteaux (deux!!).

J'ai un avantage, ma fille de 11 ans commence à m'aider à faire des gâteaux (bientôt elle les fera seule). D'ailleurs, pour la chasse au trésor, c'est moi qui trouvais les énigmes et c'est elle qui a créé toutes les illustrations.

Anniversaire: Réussi!

En fin d'après midi, mes beaux parents sont arrivés et les parents sont venus chercher leurs enfants.

Je les ai invités à boire un coup.

Et comme d'hab, je suis plutôt sympa et à l'aise (enfin je pense), plus que mon mari. Je suis sûre que si on demandait aux gens "à votre avis un de nous deux est autiste, lequel est-ce, y aurait pas photo!.

En plus j'ai trouvé que mes beaux parents n'étaient pas sympas du tout (comme 's'ils faisaient la gueule parce que l'on ne s'occupait pas d'eux).

Du coup à 19 heures, j'étais crevé et c'est mon mari qui  a préparé le repas. Et l'apéro. Pas de bol, il y avait des Grimbergen. 

Et une pour moi.

Au diner, ils ont commencé à me prendre la tête en disant des inepties. Ils m'ont parlé de trucs que je maîtrise à donf et ils me soutenaient le contraire de ce que je savais: le cholestérol , c'est mauvais, les statines c'est super, les addictions c'est un manque de volonté....

Brigitte Bardot est super (en fait je crois qu'ils sont d'extrême droite)

Et la cerise sur le gâteau: Arnaud Montebourg est un connard qui n'a fait qu'une chose : fermer des entreprises.

Très difficile pour moi. Je ne vous l'ai pas dit, mais critiquer Montebourg devant moi me rend folle.

J'adore Montebourg. Depuis que je l'ai vu dans une brocante au fin fond de la Saône et Loire il y a très longtemps. Il n'était que député de Saône et Loire et pas très connu. Mais je savais qu'il était un des seuls élus à rendre public ses biens et ses revenus et il les mettait sur le Net.

J'avais jeté un coup d'oeil: revenu de député : 25 000 F, un studio à Paris hérité de son père, une place de parking à Dijon....bref j'avais trouvé ça bien.

Je l'avais vu également dans une émission de Ruquier, piégé par Dan Bolander et il avait été extra-cool.

Je savais ausi que cela avait été un des premiers à s'attaquer aux paradis fiscaux, à la corruption... 

Mon mari ne le connaissait pas. Peu de monde semblait faire attention à lui, bien qu'il fût entouré par quelques fidèles (ou gardes du corps).

Il avait une tête de plus que tout le monde.

J'ai crié: c'est Arnaud Montebourg! Il a entendu et est venu me serrer la main en me sortant un laïus dont lui seul a le secret. Cela doit faire 15 ans.

Comme dirait Nicolas Bedos, c'est le seul mec de gauche qui, avec sa patate chaude dans la bouche, semble être de droite. 

Bref, c'est un homme très charismatique et très séduisant.

 

Depuis je mords ceux qui disent du mal de lui.

Un jour, j'ai viré mes beaux parents parce qu'ils avaient prononcé trois fois le mot "bougnoule" au cours de la soirée. (comme quoi, je suis prête à tout)

Quand mon beau-père a commencer à fustiger Montebourg, j'ai vu que mon mari était "tendu".

Et ça durait. Je serrais les dents.

Et je me suis réfugiée dans une bouteille de Bourgogne.

Tout ça à cause des Statines, de Brigitte Bardot et de Montebourg.

Et le Dimanche, j'ai terminé une bouteille de blanc.

Merde.

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Par Aurèle
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Vendredi 26 septembre 2014 5 26 /09 /Sep /2014 12:14

Du bien, beaucoup de bien, énormément de bien.

Un truc de dingue.

Moi qui ai passé des années (celles qui auraient dû être les plus belles de ma vie, entre 18 et 25 ans) avec des TCA (comprenez bouffer-vomir-bouffer-vomir).

J'aurais bien aimé faire des études. Avec le recul j'aurais peut-être eu une passion pour la physique. Ben non.

Moi, je me contentais de me présenter aux exam et de les réussir de temps en temps.

Si j'avais eu le baclofène à cette époque....

Alors j'aurais probablement eu des troubles de l'humeur (et encore c'est pas sûr) mais cela aurait enfin provoqué un déclic.

Parce que, dès cette époque je fréquentais des psy. Un gentille psy à tendance psychanalytique qui ne me disait pas un mot.

Résultat : peau de balle, évidemment (après deux ans de fidélité, j'ai fini par  lui dire merde  abandonner, lorsqu'elle commençait à me faire payer "de ma poche " (sans feuille de maladie) sous pretexte que cela marcherait mieux.

Mademoiselle Guillemot. Puis plus tard (10 ans après) Madame Guillemot- Lacour. j'ai refait une tentative à 30 ans car je trouvais toujours que j'étais dans la compulsion (au niveau de l'alcool cette fois!) et je n'étais pas insensible à un jeune surveillant (10 ans plus jeune) qui lorgnait sur moi.

C'était pire que ça. Mon mari partait pour la semaine. Le pion passait ses journées chez moi (mais pas ses nuits!!!) et je trouvais que je communiquais plus avec lui qu'avec mon mari. C'était la période de "Le Pen au deuxième tour".

Des nuits passées au téléphone avec lui.

Il révisait chez moi (j'étais plus près de notre Lycée que lui).

J'avais prévenu mon mari, qui ne s'étonnait pas de trouver des mégots de joints dans nos massifs de fleurs (ben oui, chacun ses faiblesses).

Bref la mère Lacour (à l'époque il fallait la payer en liquide!), je la ........ (bip) (pas envie de trouver un mot "soft").

Mais à quoi et à qui servent ces psy. Aux bourges de Nancy qui veulent causer à quelqu'un?

A 30 ans, j'ai momentannément interrompu les psy que je trouvais d'une nullité consternante.

Et il y a trois ans, avec mes addictions, j'ai replongé aussi dans les fréquentations de psy.

Mais cela n'a servi à rien. Toujours rien.

Pourquoi ces gens n'ont-ils pas une obligation de résultats?

Avec moi, j'aurais été remboursée de tout (sauf avec mon Asperpsy).

Toujours le même mal-être, toujours des compulsions qui se suivent (la bouffe puis les médocs, puis l'alcool).

Puis vint le baclofène.

Le seul effet positif que j'ai jamais connu. Et rapide en plus.

Du style, ça fait 10 ans que vous luttez et en 4 semaines, paf, vous allez mieux.

C'est un truc de ouf!!!

Pas de bol j'ai eu des effets secondaires.

Et contrairement à ce que certains pensent, ces effets là ne sont pas bénins.

J'ai vécu une période très "noire". Quand j'étais "dedans" je maudissais le baclofène. Je crois que je n'ai jamais été aussi mal de ma vie. A cause du baclofène!!! J'ai détesté le baclofène.

Pour la première fois de ma vie , je n'ai pas passé mes vacances (le meilleur moment de l'année) auprès de mes enfants, mais en Hôpital Psychiatrique. Personne n'a contesté que l'effet dans lequel je me trouvais était dû au baclofène. (il faut dire que mon mari a toujours "confirmé"). Et finalement, dans le petit hôpital de Narbonne, cela les a moins étonnés qu'au grand CHU de Nancy.

J'ai dégusté à cause de ce baclofène, j'ai cru que j'allais crever (mais je vous rassure, les effets que j'ai connu sont plutôt rares). Mais j'ai morflé pendant un mois. Qu'est-ce-que c'est, comparé à des années d'addictions (et je m'exprime aussi pour les autres, alcoolodépendants, etc). 

Mais maintenant tout est fini. J'ai même du mal à en parler. Je ne suis jamais retournée sur le Forum baclo, depuis Juillet.

Mais  je confirme le fait que tous les ES du baclofène sont réversibles.

Et donc je me sens mieux.

Avant le baclofène, j'avais toujours l'impression d'être "en manque".

En manque de quoi?

Le seul manque physique que j'ai connu c'est le manque de Lexomil. Je suis convaincue que le baclofène soulagerait ce manque. D'ailleurs, en cure, il m'a appaisée lorsqu'on m'a supprimé mon Lysanxia.

Mais pour la bouffe, on ne peut pas parler de "manque physique".

Et les témoignages se multiplient, dans ce domaine là aussi.. J'ai toujours en tête la phrase de Philippe Jaury:  "le baclofène soigne tout ce qui est compulsif mais pas obsessionnel".

Alors, moi qui ai un peu tout testé (la boulimie, l'addiction aux médicaments, l'alcool) je le répète encore, ce ne sont pas les psy qui m'ont fait avancer, qui m'ont fait envisager l'idée de reprendre une activité professionnelle, qui m'ont fait envisager l'idée que je pourrais être un jour différente, c'est à dire ne plus être esclave de ces COMPULSIONS DE MERDE (et encore, j'ai oublié les achats!).

C'est le baclofène.

  Et vous avez compris, il m'a fait sacrément galérer. Pourtant si c'était à refaire, je referais la même chose.

Si je me remets à picoler (trop), je reprendrai du baclofène.

Au moins c'est clair. 

Je pense que cela donne une idée du "pouvoir" de ce médicament.

 

PS: Coucou à ceux du Forum baclo (qui mettent des alertes). Je reviendrai bientôt. J'attendais d'aller mieux.

 

 

 

 

 

 

 

Par Aurèle
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Mardi 23 septembre 2014 2 23 /09 /Sep /2014 16:25

    C'est le bilan de la semaine dernière.

C'est génial.

Vendredi dernier je suis allée au resto avec mon mari. C'est lui qui m'y a traînée après une séance de piscine.

Et j'ai bu un verre de vin (on l'a pris au verre). La condition c'était qu'on le boive en même temps que le plat (et non avant, comme j'avais toujours tendance à le faire).

Et cela n'a pas "réveillé la bête". C'est un terme d'alcoolique pour indiquer qu'au moindre verre, c'est la rechute: dans les jours qui suivent c'est 3 puis 5 puis 10 verres.

On est Mardi, l'envie de boire n'est pas revenue.

C'est génial.  J'ai arrêté  de noter mes Unités d'Alcool sur mon cahier TTC.

Il y a quelques semaines j'étais à 15 UA par semaine. L'OMS préconise de ne pas dépasser 14 UA hebdomadaires pour une femme (2 verres par jour). Ma conso n'était donc pas catastrophique mais chez moi, c'était plutôt 3 jours à 5 ou 6 unités (et c'était compulsif).

Il y a un an j'atteignais parfois les 30 UA.

Il s'est produit quelque chose. Cela n'a rien à voir avec la volonté, j'ai assez lutté contre ce démon-là aussi.

En fait, je ne recherche plus l'ivresse (l'effet défonce).

Pourquoi? J'en sais fichtrement rien!

Probablement grâce au baclofène. Les milliers de cachets de baclofène (oui, cela se compte en milliers) que j'ai pris durant 7 ou 8 mois auront fait leur effet.

Début Juillet j'en prenais encore 18 par jour. Puis j'ai diminué sur un mois. J'étais très mal, très dépressive. Je ne buvais plus. Par la suite j'ai connu quelques périodes d'hypomanie  et je buvais encore pas mal.

Maintenant mon humeur est normale. Et je n'ai plus envie de boire. Je ne fais aucun effort pour rester abstinente.

Mais je reste très vigilante car je ne prends plus de baclofène.

Les abstinents (du Forum Atoute par exemple) qui sont farouchement contre le baclofène (ils le diabolisent) évoquent le fait qu'on peut vivre sans absorber la moindre goutte d'alcool. Ils ont raison.

Mais ce qu'ils ne disent pas c'est que la plupart des abstinents font des efforts considérables pour le rester. Et ils n'ont plus de vie sociale.

Bon, moi, cela ne me dérangerait pas. Mais pour certains c'est très frustrant.

Et puis, les quelques fois où je vais "boire l'apéro" chez des voisins (cela se produit encore assez souvent, quand on va récupérer Pépette chez une copine à 6 heures du soir: "ah ben vous viendrez boire l'apéro"), j'ai à peine poser mes fesses sur la chaise que j'ai déjà mon verre de Muscat (chaud!) qui m'attend.

Cela m'évitera de dire, "Non, non ! Je n'en bois plus, à partir de maintenant je veux de l'Oasis" (chaud aussi).

Finalement, rien que de penser au Muscat chaud, ça m'écoeure . C'est le type d'alcool que je déteste.

Quant aux psychotropes, c'est vraiment fini. J'ai encore des boites de Tercian, Atarax et différents neuroleptiques.

L'Atarax ne m'a jamais produit le moindre effet (hormis la bouche sèche et une haleine de hyène) et le Tercian produit trop d'effets.

Donc c'est génial.

Et j'ai décidé de croire aux concepts développés par Christophe André (mais ce n'est pas le seul).

Je crois au fait que croire en quelque chose aide beaucoup.

Vous avez suivi?

C'est ce à quoi je faisais allusion dans ma réponse à un commentaire. Cela voulait dire, chacun ses méthodes pour aller mieux, tant que cela fonctionne.

Et j'ai opté pour une modification de ma façon d'être.

J'ai un médecin qui fait des séances de méditation gratos. J'ai lu beaucoup de choses là- dessus. Et les bénéfices sont incontestables (images cérébrales à l'appui). Mais il faut de la persévérance.

Mon doc est grand, au moins 1m 90, il est assez agé (il a eu 60 ans le 4 Mai, Asperger ta g......!), il met souvent des chemises jaunes ou orange à fleurs (qui me perturbent un peu) et il porte des sandales. Il se tient raide comme un I et parle comme s'il était sous l'emprise d'une substance "calmante".

Et c'est un admirateur de Christophe André. Il a la particularité de ne prescrire que très peu de psychotropes (d'après ses patientes que j'ai croisées à la méditation).

Pourtant il pescrit du baclofène. Il a donné ses coordonnées aux différentes associations. Il exerce en banlieue de Nancy, ses patients n'ont pas l'air d'être "le gratin de la haute société" et il continue à soigner Esmeralda gratuitement.

Bref, c'est le type le plus Zen que j'ai jamais connu. Et contrairement à mon Asperpsy (qui, à 62 ans, fait vieux crouton), il a un site Internet.

Donc j'ai décidé d'avoir foi en ça.

Il n'y a pas que la méditation, il y a tout ce qui "tourne" autour.

Et j'ai trouvé un blog:

http://guerir-l-angoisse-et-la-depression.fr/lancrage-une-excellente-technique-pour-ceux-qui-pensent-trop/

Je me suis abonnée et je reçois régulièrement des conseils sur ma boite Mail (l'encrage est le dernier). Je pensais que je devrais payer tôt ou tard, mais non rien.

Ce gars ne dis pas que des conneries.

D'ailleurs je vais dans mon jardin regarder mes potirons pousser (Christophe André affirme que ceux qui jardinnent sont plus heureux ), bientôt je commence la mise en oeuvre d'un méga potager ....

A plus....

 

En fait c'est:

- UA: 1 

- médicaments: 0 

 - potirons: 2  (et courgettes: beaucoup, mais de formes étranges)

 

P1010001.JPG  P1010018-copie-2.JPG

 

PS: J'ai repiqué des graines de potirons oranges. J'en ai des jaunes citron. Pourquoi, why, warum?

J'ai repiqué aussi des graines de courgettes et je me retrouve avec ces "mutants".

D'où ma question: les potirons peuvent-ils s'accoupler avec des courgettes (les cochons!) pour donner ce truc vert?

 


 




Par Aurèle
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Mardi 23 septembre 2014 2 23 /09 /Sep /2014 15:18

Ce n'est pas un secret d'état, puisque c'est sur le Net.

J'ai trouvé ça.  

Mais apparemment cela ne s'adresse pas à nous, pauvres pigeons  patients que nous sommes.

En tout cas c'est top. Et ce Marc O, quel psy!

 

http://comparatif-logiciels-medicaux.fr/actualite/symptosite-le-suivi-clinique-en-ligne-des-patients

 

Bientôt on pourra se passer de psy!

 

PS: Et j'ai compris pourquoi, tous les gens que je cottoie:

1- Soit me prennent pour une médium

2- Soit me prennent pour un être supérieurement intelligent.

3- Soit pensent que je passe des heures "à faire des enquêtes sur eux" comme mon psy-psy (et j'engage un détective privé tant que t'y es, et j'ai pas d'ordi et je suis vraiment neuneu, je ne vais jamais sur Internet!!!)    

Je ne suis pas très intelligente, j'ai une hypercompétence qui m'est apparue comme une évidence il y a peu de temps, et je l'ai vérifiée (toujours avec mon mari). Je lis à toute vitesse et je retiens pratiquement tout ce que je lis.

C'est en regardant la Vidéo avec Kim Peak et en regardant "sans modération"... Esprits criminels!

Dans cette série hautement intellectuelle que j'adore (non sans dec, j'adore, surtout les première saisons avec Jason Gideone), le Docteur Spencer Reid (interprété par le grand Matthew Gray Gubler) lit un livre en quelques minutes. Et voilà que j'apprends dans un épisode que ce personnage a le syndrome d'Asperger.

Et durant toute ma jeunesse j'ai remarqué que quand il fallait lire un texte à l'école, j'attendais les autres, en me tournant les pouces.

Cela présente des avantages mais aussi des inconvénients: si l'envie de lire (des livres) me prend, cela me coûte un max de thunes pour peu de temps, en fait (c'est cher la minute!)

Le dernier en date: Valérie Trierweiler!!

Le jour même de sa sortie je me jurais de ne jamais acheter ce livre. Mon mari et moi étions outrés devant BFM.  Ce livre, une vengeance personnelle, n'importe quoi! 

Une heure après j'étais sur le site de la FNAC. Et encore  une heure après, c'était rapé. Lu!

Et mon mari a été bien content de le lire, même s'il a mis trois fois plus de temps. On est des boeufs, comme tout le monde, ou des baufs au choix!

Les e-books, c'est un sacré truc. Je me suis farcie aussi tous les livres de Christophe André.

Et Symptosite n'a plus aucun secret pour moi.

Rien à voir avec l'intelligence!

PS: Et je préfère donc Jean Christophe Grangé à Amélie Nothomb.

(au moins 500 pages pour l'un, et péniblement 150 pages pour l'autre).

Je ne comprends pas cet engouement pour cette bonne femme.

J'ai lu les trois quarts de son oeuvre, et décidémment, j'ai changé d'avis. 20 € pour 1/2 heure (en ce qui me concerne).

Il y a un tel tapage médiatique autour d'elle que tous ces livres sont des best-sellers. Je ne comprends pas. C'est divertissant mais sans plus.

Et pourtant. POURTANT, cher lecteur!!!!!!!

Je suis convaincue qu'Amélie Nothomb a le syndrome d'Asperger.

Elle ne l'a jamais déclaré officiellement mais elle est souvent citée sur les Forum. Elle mange des fruits pourris (moi je mange des croutes de fromages pourris avec plaisir).

D'après ce qu'elle déclare (dans "Métaphysique des tubes") d'après mes souvenirs, elle savait lire à 2 ans.

Et dans un article de l'Express (je reçois l'Express depuis 6 mois sans m'être abonnée, merci le destin), elle déclare boire des litres de thé le matin et plein de Champagne l'après -midi. Elle avoue aussi qu'au sallon du livre d'Annecy elle était complètement bourrée et qu'elle a dû partir.

Diantre, que de points communs!

 

 

Par Aurèle
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Dimanche 21 septembre 2014 7 21 /09 /Sep /2014 21:47

J'aime bien ce terme, ça fait moderne.

J'ai trouvé ça suffisamment original pour en parler ici.

Il y a un an et demi, mon fils et moi sommes allés chez le fameux pédopsychiatre pour la première fois. C'était mon psy qui m'avait donné ses coordonnées (c'est son pote).

Mon fils avait de gros problèmes de sommeil et le psy lui a proposé d'évaluer ses difficultés à l'aide d'un tableau interactif qu'il lui a envoyé par Mail.

Mon fils notait ses heures d'endormissement et de réveil, ses cauchemars, ses réveils nocturnes, tous les jours, et lui renvoyait. Et la conclusion a été qui lui manquait un cycle.

 C'était une sorte de tableau Excel amélioré, j'ai trouvé ça très bien. Mais cela ne m'a pas impressionné outre mesure (j'ai pensé que j'en aurais fait autant).

Il y a un an et demi, j'étais encore à côté de la plaque (HS).

A la fin de l'année, après ma rencontre avec le baclo, j'ai retrouvé peu à peu mes esprits (super!) mais aussi mes vieilles habitudes qui consistent à essayer de tout connaître sur les gens (pénible!).

Et j'ai découvert que le pédopsy en personne avait créé sa propre société de logiciels "psychiatriques" et qu'il était passionné d'informatique. Cela va des troubles du sommeil, aux troubles du comportement alimentaire, de l'humeur, etc.

Les patients sont vraiment acteurs de leur thérapie et les progrès sont "visualisés".

Il a eu une fameuse idée.

Mais il ne les vend qu'à des professionnels (dommage).

Et un des premiers à l'avoir testé, c'est mon  psy-psy (ex psy-psy, évidemment). C'est récent, dommage que je n'ai pas eu l'honneur d'en profiter.

Un jour, alors qu'on commentait un de ses tableaux, je lui ai dit que c'était une bonne idée d'avoir fait ça (et j'ai dit "bravo"). Il est resté bouche bée, se demandant comment je le savais.

Les gens ont du mal de comprendre que tout ce qui est sur le Net est visible par tout le monde.

Il m'a juste dit modestement "enfin, c'est ma société". J'ai failli lui répondre"oui, mais vous êtes seul dedans" mais je n'ai pas voulu en rajouter. Mon but n'est pas de lui en mettre plein la vue.

En tout cas il y a deux psychiatres de Nancy qui sont spécialisés dans la thérapie comportementale et cognitive, et qui utilisent des logiciels (peut-être les premiers en France).

Sigmund doit se retourner dans sa tombe!

Par Aurèle
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Mercredi 17 septembre 2014 3 17 /09 /Sep /2014 12:04

J'ai arrêté de me poser cette question.

J'ai arrêté de boire de l'alcool.

Il y a tout juste une semaine.

Bon c'est pas la première fois que ça m'arrive. J'arrête, je compte les jours, je me dis que j'ai aucun manque physique donc je rebois un p'tit coup, comme pour me récompenser d'avoir fait un effort. Et ça je l'ai fait un paquet de fois ces dernières années.

C'est ça, le déni.

La différence, cette fois c'est que j'ai arrêté de compter les jours.

Les bières après le footing, c'est fini.

Les Grim sur la place Stan, c'est fini.

Le Rosé d'été, le Bourgogne, pour un oui, pour un non, c'est fini.

Et, il a fallu convaincre mon mari pour qu'il me donne un petit coup de pouce.

Paradoxalement, lui, était persuadé que je n'avais aucun problème.

Mais j'ai réussi à le convaincre que l'alcool, même à dose raisonnable (ou presque) était mauvais pour mes neurones hypersensibles, que insidieusement cela me provoquait des angoisses.

Mon médecin me le répète toujours. Et je le crois.

Je n'exclus pas de boire un verre de temps en temps (en société) pour éviter de me lancer dans des explications (et parce que je ne suis pas encore devenue anti-alcool). Pas de sitôt en tout cas (je vais laisser passer quelques semaines)

J'ai compris ce que je devais éviter à tout prix:

C'est la sensation d'ivresse, l'effet "défonce" donc.

C'est justement ce que j'ai toujours recherché. Cela me rappelle trop l'effet benzo.

 Cela me rend neuneu, je ne suis plus moi même. Je fais n'importe quoi, je dis n'importe quoi.

Je ne recherche plus cet effet, je n'en ai plus besoin. C'est sorti de moi.

Je pense que c'est définitif.

De toute façon je referai un test, un verre quand mes beaux-parents viendront (dans deux semaines) et on verra.

Ce que je dis là m'attirerait les foudres du Forum Attoute (ben oui, j'ai tout lu), qui se situe aux antipodes du Forum Baclofène.

Pour Attoute (je ne suis plus sûre de l'orthographe), il est interdit de boire une goutte d'alcool (même cuisiné) et blablabla. Il ne faut pas écrire le mot baclofène dans leur Forum (sinon on est banni).

Je me suis marrée en le lisant.

Je reste convaincue que le baclofène a été une béquille indispensable pour moi. La coïncidence est trop forte. Cela faisait des années que je luttais contre mes addictions. En vain. 

Et voilà que je sens que je me sors de l'alcoolisme. Et je pense faire partie de ceux qui pourront reboire modérément (être dans la tempérance donc).

Je sais que ce n'est pas possible pour la plupart des alcooliques (Attoute ne dit pas que des conneries).

Mais dans de nombreux pays (notamment en Suisse) on teste d'autres méthodes sur les alcooliques (on ose prononcer le mot tempérance), de type comportementales. Cela ne concernerait que 20% des alcoolodépendants mais c'est intéressant car l' abstinence fait peur à de nombreux alcooliques et ils renoncent à se soigner. Et dans les 20% il y a également des gens qui consommaient énormément d'alcool, et tous les jours.

Si les 2 millions d'alcoolodépendants en France prenaient du baclofène (il y a encore du boulot), le chiffre monterait à 80%.

Bon, je dois prendre en compte un autre élément, c'est que je compensais le manque de benzo par de l'alcool. Il est possible que plus je m'éloigne de la date de mon dernier Lexomil (le 6 Septembre 2013), plus le besoin d'alcool diminue (d'ailleurs ce n'était pas un Lexomil, c'était une boite après une série de réunions à la rentrée scolaire) 

Je suis toujours mal à l'aise face à quelqu'un que je ne connais  pas. J'ai tenté de reprendre du baclofène à petite dose. L'effet est flagrant, je suis beaucoup plus à l'aise. Mais je n'ose pas en prendre tous les jours (quoiqu'à petite dose je ne dois pas risquer grand chose).

J'attends de voir les résultats des études en cours sur ce qui concerne les troubles de l'humeur.

Tout ce qui concerne les addictions me passionne. Malgré toutes les nouvelles études en cours (on fait beaucoup de progrès notamment grâce à l'imagerie cérébrale) personne n'a encore percé le "mystère".

Heureusement, on a compris qu'une addiction n'a rien à voir avec la volonté (enfin les scientifiques, parce que pour l'opinion publique c'est une autre affaire), c'est une question de cortex.

J'ai lu des trucs passionnant. En particulier l'histoire d'un homme alcoolodépendant qui a subi un AVC. Après sa convalescence, il n'a gardé aucune séquelle. Sauf une: il n'était plus alcoolodépendant.

Et pourquoi  peut-on consommer modérément de l'alcool très longtemps et tous les jours sans avoir de symptomes de sevrage à l'arrêt (avec deux verres par exemple)?

 Ce serait le cas si on faisait l'expérience avec un échantillon de personnes; je vois mal un type faire un DT ou se mettre à transpirer parce qu'il n'a pas ses deux verres de vin.

Alors que la majorité des gens qui consomment des benzos de manière thérapeutique pendant quelques mois ne peuvent pas arrêter d'un coup sans subir des symptômes de sevrage (comme les drogues dures en fait).

Parce que ce n'est pas l'alcool qui est addictif, c'est son excès et sa chronicité. Cela produirait une substance (dont j'ai oublié le nom), qui elle serait addictive.

Et parce qu'il n'y a pas de récepteurs spécifiques à l'alcool alors qu'il y a des récepteurs spécifiques aux benzo, à la morphine, à l'héroïne (opioïdes, c'est ça?).

Je pose la question, peut-être que quelqu'un, quelque part dans le cosmos virtuel va me répondre. On peut rêver.



Par Aurèle
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Samedi 13 septembre 2014 6 13 /09 /Sep /2014 22:09

Tout n'est pas tout rose. Par moment, il m'arrive de "perdre le contrôle". Je bois comme un trou et je fais des achats compulsifs. J'ai toujours été comme ça.

Mais je me fais ma propre TTC, je note tout sur un cahier. Il y a beaucoup d'exemples sur le Net.

Je pense que je suis toujours dans une espèce de quête de perfection, complètement inaccessible. Je cherche à tout contôler.

Et paradoxalement, par moment, je perds le contrôle. C'est finalement inévitable.

Je ne suis jamais satisfaite. Je ne m'aime pas.

Anecdote:

En regardant les photos du blog, j'ai repensé à un jean que je n'avais pas mis depuis longtemps. Je l'ai essayé. Et j'ai l'impression qu'il va exploser. C'est normal, quand j'ai commencé à écrire ce blog, j'avais moi aussi perdu du poids (c'est l'effet anorexique du sevrage de benzo).

Mon mari m'a demandé pourquoi j'avais l'air si catastrophée. Je lui ai montré la photo en lui expliquant que j'étais mieux avec 5 kilos de moins (en fait j'ai dit: "j'ai un gros cul, c'est la cata!")

Et ça l'a fait réagir. "Mieux? ça va pas, t'as oublié ou quoi!!!"

Donc si je résume:

Je devrais :

- boire moins (d'alcool évidemment)

- manger 5 fruits et légumes par jour

- courir plus, me remettre à faire du vélo

- ne pas laisser s'accumuler le linge propre (ni le sale évidemment)

- arrêter d'acheter des choses superficielles et sans intérêt (fringues, bijoux et récemment un plaid qui coûte une fortune, pour un plaid en tout cas) qui ne rendent pas plus heureux (ou si, durant 5 minutes). Et cela,  après avoir bu des Grimbergen à Nancy.

- arrêter de boire des Grimbergen à Nancy justement (4€60 sur la place Stan, ils exagèrent en plus!) 

- aller à Nancy le moins possible (après tout je suis mieux chez moi, à la campagne)

- cuisiner comme une mère de famille normale (difficile vu que je ne le suis pas vraiment)

- perdre du poids, bref avoir le corps de mes 20 ans (pourtant à 20 ans je me trouvais moche)

- faire de la méditation tous les jours.

- et si j'écoute les conseils que l'on me donne: ne plus boire de lait, ni manger de gluten (ce n'est pas ironique, c'est sûrement vrai), ne plus boire des litres de thé, ni de Coca Light.

- arrêter de tout vouloir connaître sur les gens

- arrêter de lire les thèses des médecins afin de connaître leur âge, famille...

et si jamais je le fais, surtout ne pas leur en parler, cela évite les mal-entendu.

Ben oui, par exemple, le pédopsy de mon fils à écrit : "au grand Georges" sur sa thèse. Si je lui sors une phrase de Brassens il va penser soit:

1- que je suis médium

2- que je fais une enquête sur lui et que je le drague. Loin de moi cette idée.

- arrêter de bassiner mon mari avec des trips qui n'intéressent que moi (les acteurs des séries, leur date de naissance, leur taille).

Mais j'ai eu d'autres trips, ça va, ça vient. J'ai eu ma période "mécanismes de montres automatiques" (suisses, forcément). Fascinant. J'ai eu envie de démonter la mienne pour observer, mais j' ai trouvé une vidéo sur You Tube. Trip couteux partagé par mon mari. Et juré, ce n'était pas du snobisme.

D'ailleurs, quand je vois quelqu'un pour la première fois, je regarde sa montre.

- arrêter de regarder les montres des hommes pour deviner la marque. Cela me fait passer pour une femme superficielle et vénale alors que ce n'est pas le cas. C'est une espèce de TOC.

 Et l'ultime résolution:

- m'accepter comme je suis: bref: ACCEPTER L'IMPERFECTION.

Donc ne pas tenir compte de tout ce que j'ai écrit précédemment.

(sauf pour l'alcool).

Bon, on verra..... 

   

 

Par Aurèle
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