Mardi 15 avril 2014 2 15 /04 /Avr /2014 15:50

est un véritable casse-tête pour tout le monde.

Je pense que ma situation est assez inédite (pour ceux qui l'on suivie).

J'avais prévenu mon employeur (donc le proviseur) de mon nouveau diagnostic et mon souhait d'avoir un poste aménagé.

Et sa réponse: nous allons vous aider.

J'ai reçu un dossier MDPH (pour travailleur handicapé) alors que je n'avais rien demandé. J'ai reçu une convocation chez une assistante sociale afin qu'elle m'aide à le remplir (?).

D'après mon Asperpsy, je n'ai pas à remplir un tel dossier, seul son avis compte.

C'est ce que j'ai dit à l'assistante sociale qui a passé moultes coups de fil, pour arriver à une conclusion très confuse. Il faut dire qu'une fois de plus, j'avais perdu le "fil" et j'observais la vue dehors (un quartier de Nancy que je ne connaissais pas, en pleine construction).

Elle a fini par me dire: ça ne se voit pas (ça doit être une spécialiste)

Bon ben tant mieux.  

Bref, en rentrant j'ai téléphoné à mon ex-lycée et à la personne qui gère les personnels (et que j'apprécie beaucoup).

Perplexité également.

Le problème est le suivant:

1- Seul le CRA Lorraine peut valider le handicap (si on peut appeler ça un handicap). Ce n'est pas sûr que l'avis du psy suffise.

2- Il y a au moins un an d'attente pour le CRA.

Conclusion provisoire: "il faut que ton congé soit renouvelé jusqu'à l'évaluation du CRA"

J'attends la suite sereinement. Je ne me fais pas trop d'illusion sur mon avenir professionnel mais je trouve que mon cas fait un peu évoluer les mentalités.

Le Syndrome d'Asperger est complètement ignoré en France. Mon employeur subit les conséquences de l'incompétence de la psychiatrie française dans ce domaine. 

La semaine dernière, j'en parle à mon coiffeur, en évoquant les problèmes de mon fils. Il me répond: Asperquoi?

Je me plonge dans la lecture de mon premier Oops, je tombe sur Susan Boyle qui décrit ses difficultés en tant qu'autiste Asperger.

Je lui colle sous le nez.

Ensuite, j'entame un Aujourd'hui Madame et je tombe sur une critique du magnifique ouvrage d'Hugo HORIOT, autiste Asperger de son état, L'empereur c'est moi (je ne le connaissais pas celui là).

Véridique.

Je lui recolle sous le nez.

Il me répond: "ah  oui, c'est comme quand on achète une voiture, finalement on voit la même à tous les coins de rue".

Il a pas tort sur ce coup là.

Et il ajoute, "toi avec tes problèmes de médicaments, t'aurais pas le même problème que ton fils?".

Et voilà. Mon coiffeur, une caricature à lui tout seul, plus fort que psy-psy! Quand je dis que c'est une caricature, c'est plutôt son couple qui est une caricature (lui et son mari donc).

La copine de mon père se met à découper des articles sur le sujet.

Le dernier en date, "Aspiday ou faire connaître le SA dans les Vosges" avec l'annonce d'une  conférence animée par mon Asperpsy suivie par une journée dédiée au SA (Samedi dernier).

En tout cas il ne faut pas se fier à ce qu'on voit, ou ce qu'on lit parfois. Je voyais l'assistante sociale me dévisager comme si j'étais une extra-terrestre.

Je me suis beaucoup renseignée sur le sujet. Depuis 2003, d'immenses avancées ont été faites sur l'origine du trouble autistique (aux Etats Unis car en France, c'est tabou).

Il y a trois formes d'Autisme. L'autisme Asperger semble toucher 1 personne sur 200 (ce qui est énorme). Et la cause est évidemment génétique. Plusieurs gènes ont été isolés. Dans certaines fratries, on retrouve parfois un enfant Asperger avec un enfant autiste de Kanner (non verbal et handicapé).

Tous les Asperger sont différents. Mais ils ont tous une chose en commun: l'incapacité  à percevoir naturellement et a priori ce que les autres ressentent.

Ceci est essentiellement dû au manque d'une hormone, l'ocytocine.

Mais cela n'empêche pas l'empathie, l'amitié ou l'amour. Ceux qui le pensent se trompent.

Cela crée un énorme handicap dans les relations sociales.

Beaucoup aussi ont des hypercompétences et certains sont considérés comme "surdoués" (1 sur 3, 10 fois plus que dans la population normale) . Beaucoup ont une mémoire d'éléphant.

La plupart ont une hypersensibilité aux stimulis et sont hyper anxieux.

Plus de 60 % ont une forte carence en mélatonine ce qui engendre des troubles du sommeil important.

 Après, chacun a ses problèmes, ses défauts ou ses hypercompétences particulières.

Et la possibilité de pouvoir mener une vie normale ou pas dépend de l'équilibre (ou du déséquilibre) entre les carences et les atouts.

Malheureusement, beaucoup d'Asperger, faute d'avoir été diagnostiqués, se droguent ou vivent sous les ponts (c'est une expression que j'ai lue quelquepart)

 J'ai évidemment des craintes pour mes petits enfants.

Bref, en attendant, je laisse mon employeur se creuser les méninges  et je vais semer des graines de potiron...


 

Par Aurèle
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Mardi 15 avril 2014 2 15 /04 /Avr /2014 14:32

...qui je le rappelle a avancé mon rendez-vous car la semaine dernière, je me sentais  déprimée sans raison.

Cela fait trois fois que ça m'arrive et cela n'a rien de naturel.

Moi qui suis une anxieuse pathologique, je connais bien les crises d'anxiété très "physiques" avec hyperventilation, crampes, fasciculations...

Et bien ce n'était pas ça. C'était autre chose. Quelquechose que je n'avais jamais connu auparavant. C'est comme une chape de plomb qui s'abat sur mon cerveau et je broie du noir sans raison. 

    Je ne me suis jamais considérée  comme quelqu'un de dépressif. Pourtant on m'a fait tester  tous les AD à la mode depuis 15 ans. Alors j'ai pensé la première fois, que je sombrais dans une profonde dépression.

Mais quand on regarde la définition de "dépression", il faut que ce soit un état qui dure depuis plus de deux semaines.

Et cela ne dure que quelques jours.

Je suis convaincue que c'est un ES du baclofène.

Mais aujourd'hui, je me sentais  bien.

Il m'a proposé de ne prendre aucun comprimé de baclo pendant deux semaines et on a parlé de ma consommation d'alcool.

Elle n'a pas augmenté depuis que j'ai quasiment supprimé le baclo. C'est donc super.

En revanche, je la trouve toujours excessive. J'ai par exemple toujours tendance à boire 1 bière (voire 2) en fin de journée pour décompresser après une situation stressante (et c'est de la Grim, donc 6°). En ce moment je ne rencontre pas trop de situations stressantes, donc c'est rare. Mais je suppose que cela ne durera pas éternellement.

Je bois aussi une demi-bouteille de vin le Samedi avec mon mari (enfin une bouteille pour deux) et parfois en semaine du vin à midi à la cafétéria ou au resto avec lui. Et le Dimanche, on ne boit rien.

Lorsque je vais dans un bar (pas souvent) sur la place Stan, je bois aussi une Grim.

Et je ne fais aucun effort. Cela a toujours été ma consommation type (depuis l'âge de 20 ans). Elle est encore excessive.

A la fin de mes deux années de sevrage de Lexomil, il fallait y ajouter 2 voire 3 bouteilles de Bourgogne par semaine (et encore je faisais des efforts).

Le baclofène m'a "supprimé" 3 bouteilles de Bourgogne.Et je n'évite plus le rayon vin du supermarché. Je ne pense plus à cela. 

Et évidemment, le baclofène m'a ôté l'idée d'avaler le moindre Lexomil (encore moins de "gober" des boites entières). Je suis persuadé que c'est définitif. C'est sorti de moi.

Pour mon médecin, il faut travailler sur les deux bières du soir qu'il faut virer, car ce n'est pas une consommation "plaisir", c'est une consommation "médicaments".

Et la Grim sur la Place Stan, c'est une habitude qu'il faut petit à petit changer.

Pour le reste, cela lui semble acceptable.

Et, il me propose de faire des séances de TTC et de la méditation pleine conscience.

Pourquoi pas?

Ce sera la première fois que j'en ferai sans être complètement défoncée avec du Lexomil. Cela sera sûrement plus efficace. Et avec un tarif de médecin!

Et si mon humeur reste stable et que je n'ai pas viré les Grim du soir, je reprendrai quelques baclo très "ciblés".

J'ai pris du baclofène pendant 5 mois. Je n'en prends plus. Ce n'est peut-être pas fini. Je ne vais pas crier victoire.

Le baclofène, ce n'est pas simple, il faut suivre un protocole très strict, je ne l'ai pas toujours fait.

En tout cas, à ce jour, je peux affirmer que le baclofène m'a plus apporté en cinq mois, que mes deux ans en soins addictologiques et  psychiatriques divers et variés.

Et sans trop d'efforts. Le seul effort pour moi était de ne pas oublier de les prendre...

 

PS: A midi, resto avec mon mari qui écluse ses jours de congés: 2 verres de vin blanc.

Et aucune envie ce soir. Mais pourtant, sans mon baclo, je me sens vulnérable.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Aurèle
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Vendredi 11 avril 2014 5 11 /04 /Avr /2014 17:09

Moi, oui, un petit peu.

Cela doit faire partie des ES qu'on appelle "oedèmes" donc rétention d'eau.

Mais au bout de quelques jours de diminution de baclo, tout s'en va et me revoilà avec un ventre plat. Super!

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Par Aurèle
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Vendredi 11 avril 2014 5 11 /04 /Avr /2014 11:25

    Comme je l'ai souvent indiqué, j'ai la phobie des réunions.

Je n'ai jamais eu de mal à faire mes cours devant des étudiants (qui sont pourtant des adultes), même si j'avais toujours une appréhension avant de pénétrer dans la salle de cours.

J'avais encore moins de mal lorsque j'avais affaire à des jeunes excités (j'en ai eu aussi). Après avoir testé plusieurs stratégies au fil des années, je commençais à savoir dompter les classes dont personne ne voulait.

Jamais je n'aurais déprimée dans de telles classes. J'en ai eu une très gratinée une fois. Des 3ème Technologiques (28 une aberration). Je pourrais en écrire un livre.

En tout cas, jamais je n'aurais haussé la voix pour couvrir le bordel ambiant. Au pire je serais partie. J'aurais prévenu en disant, désolée, je refuse de faire cours à des animaux.

Et j'ai été inspectée de nombreuses fois, surtout au début, congratulée à chaque fois et cela a fait grimper ma note qui sert pour l'avancement (pour ceux qui ne connaissent pas).

Je suis à l'échelon 9 (il y en a 11) mais évidemment  maintenant je stagne depuis trois ans.

J'avais pensé démissionner mais, encouragée par mon psy, je vais tenter un poste aménagé.

Bref, je pense que j'étais une bonne prof. C'est dommage.

Mais pour le reste, j'étais nulle.

Je ne sais pas pourquoi je détestais à ce point les réunions.

Le plus étonnant, même quand je ne devais pas prendre la parole, c'était un supplice. Je pense que la raison est que je considérais cela comme inutile (les trois quarts le sont).

Il n'y avait pas d'ordre du jour, ça partait dans tous les sens, tout le monde parlait en même temps et moi je finissais par "décrocher" et je faisais des damiers sur ma feuille.

Alors évidemment quand il fallait prendre la parole, c'était pire.

Aux conseils de classe, tout était prêt dans ma tête, très structuré, pas une phrase de trop. Et ça allait.

Mais une fois, une seule fois, la prof de Français s'est exprimée avant moi. Et ça durait, et ça durait. Avec des phrases très compliquées. Et la pression est montée. (d'ailleurs les gens finissaient par ne plus l'écouter).

Quand cela a été mon tour (une éternité après), je ne savais plus quoi dire. Mon plan que je visualisais mentalement s'était envolé. Et je n'ai rien dit. Je ne savais même plus où on était. J'ai passé mon tour et je me suis exprimée ensuite.

Depuis, je me suis mise à craindre aussi les conseils de classe.

Bref, hier, nous nous sommes vite rendu compte qu'il n'y avait aucune organisation, l'objet de la réunion n'était pas très clair ni surtout qui devait s'exprimer (comme toutes les réunions de profs)

Comme mon mari était présent et que j'étais morte de trouille, je lui ai dit "c'est toi qui parlera".

Peu de temps avant la réunion j'ai croqué deux baclofènes.

Cela n'a pas fait baisser mon angoisse mais j'ai l'impression qu'elle était moins visible. Je ne transpirais pas et je ne tremblais pas.

Après les présentations faites, nous avons constaté que la proviseure n'avait pas l'air de prendre la parole. Mon mari a commencé à parler mais il est mauvais (il le sait).

Donc c'est moi qui m'y suis collée. Et je crois que c'est la première fois que je m'exprime seule un quart d'heure non stop devant autant de personnes inconnues (sauf pour mes exam ou mes concours).

Cela peut paraître anodin pour une personne normale, mais pour moi c'est un exploit.

La réunion a duré une heure et demi.
C'est exactement à l'issue d'une telle situation, que dans une vie antérieure, je me serais mise à picoler. Pour évacuer la pression.

Les rôles que je joue en société me fatiguent tellement  moralement, que j'avais trouvé l'alcool pour me détendre, me relaxer.

Je n'ai jamais utilisé l'alcool comme anxiolytique, avant "d'entrer en scène" comme certains (comme Ameisen, avant de jouer du piano) . Moi, comme anxiolytique, j'ai utilisé...les anxiolytiques (pas bête hein?)

J'ai fait ça pendant plus de vingt ans, sans jamais augmenter les doses d'alcool (pas tous les jours mais presque). Mon augmentation inquiétante d'alcool ne s'est faite que récemment.

Comme disait Vince, une addiction c'est d'abord la rencontre entre une personne et un produit (et un environnement et blablabla). Moi, mon produit ce n'était pas l'alcool.

C'était les benzo. Et pis c'est tout.

Et sans benzo, et bien, obligée de picoler! 

Donc, le baclofène à la demande, ça peut être une solution. Le problème c'est qu'il ne fait pas effet très longtemps. Et il ne faut pas que j'en abuse car l'hypomanie me guette et la dépression qui s'en suit (j'ai pas de chance sur ce coup là).

En tout cas ce Week-End, 0 source de stress, 0 baclo. 

J'ai vu aussi sur des Forum que ceux qui ont une pensée furtive vers une certaine boisson, en croquent deux ou trois et se forcent à attendre une demi-heure. Et cela semble efficace.

Petite question que je me pose: étant donné la baisse très significative de ma consommation de baclofène, pour combien de mois (d'années?) ai-je des réserves?

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Par Aurèle
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Jeudi 10 avril 2014 4 10 /04 /Avr /2014 19:48

(Parti pour 4 jours, il ne m'a pas encore plaquée)

Mes titres sont de plus en plus du grand n'importe quoi

Je n'ai ni envie de boire, ni envie de prendre des benzos.

Je crois que j'ai encore moins envie de boire que quand je prenais plus de baclo.

Ce matin je me sentais encore déprimée, si bien que j'ai téléphoné à mon baclodoc qui doit partir en congés dès demain.

Il préfère me voir tout de même Mardi (je ne comprends pas bien en quoi consistent ses vacances).

Ce soir, une grande réunion était prévue au Lycée de mon fils. Et pour ceux qui ont suivi mes péripéties, j'ai une véritable phobie des réunions. 

  Mon fils a quitté l'internat Lundi, il ne le supportait plus. Depuis c'est bus, ou ma pomme. Je suis très fatiguée, d'autant plus que mon mari s'est absenté plusieurs jours.

 D'ailleurs, lundi, j'ai acheté une bouteille de vin (Muscadet) pour le saumon (Marie), elle n'est même pas terminée.

Bref, les trois quarts des profs étaient présents, proviseure adjointe, CPE, infirmière et pédopsychiatre de mon fils.

Comme le pédopsy est arrivé en retard, c'est moi qui ai commencé.

J'avais croqué deux baclofènes une heure avant la réunion. J'ai résumé en quelques phrases la scolarité chaotique de mon fils en essayant d'être brève.

J'ai insisté sur sa précocité (commune à de nombreux Asperger) et à ses centres d'intérêts étranges.

A 5 ans, les enfants dessinaient un bonhomme et une maison, lui il dessinait des tubes digestifs.

Quand la maîtresse lui demandait si c'était une route avec un étang, il répondait "mais non, c'est l'intestin grêle et le pancréas!".

Bref, il était brillant mais exagérément anxieux, phobique, insomniaque, dépressif.

A la suite de sa phobie scolaire, une pédiatre lui a fait passer des tests de QI qui se sont avérés au dessus de la moyenne.

J'ai poursuivi jusqu'à son décrochage en seconde.

Et là, le pédopsy est arrivé et a fait un bilan de l'état de santé de notre fils et de son haut potentiel. Ce type est un héros. C'est l'ami de mon psy-psy. C'est notre pédopsy-psy chéri.

J'en ai profité pour faire un peu d'humour en précisant qu'il y a un an, nous avons obtenu les coordonnées d'un énième pédopsychiatre qui avait la réputation d'être un des meilleurs de Nancy. Et qu'enfin, il avait posé le diagnostic. D'ailleurs le voici en chair et en os!

Je pense qu'il règne une espèce de mythe autour du Syndrome d'Asperger.

Certains profs ont demandé s'il était possible qu'il soit un génie. Je leur ai dit que s'il avait un bac général (même à 20 ans) on sera très heureux car cela lui permettra de choisir un métier qui lui convient.

Certains sont comme fascinés et tous sont unanimes pour un passage en S (avec des résultats très moyens). Et chance inouïe, le "cerveau d'Hugo", est passé il y a quelques semaines sur la trois. Beaucoup de personnes l'ont vu (dont mon père qui  a compris subitement tout ce que nous avons enduré depuis le début de sa scolarité). 

Mon fils qui s'en allait tranquillement prendre son bus a été harponné par l'infirmière et s'est retrouvé lui aussi à la réunion.

Mais contrairement à tous il n'est absolument pas convaincu de son potentiel.

Tout ce cirque lui fait peur.

D'ailleurs un jour, je lui avais demandé pourquoi en 6ème il arrivait à faire le programme de 3ème en Maths alors qu'en 3ème il n'y arrivait plus.

Il m'avait répondu: "sûrement, parce que je suis devenu bête".

Bref, j'ai remarqué que tous les profs (présents) l'apprécient beaucoup et cela semble lui mettre la pression.

Moi ça m'a rassurée, tout cet élan autour de lui, c'est super.

Ce qui m'a étonnée aussi c'est que je suis largement meilleure que mon mari pour m'exprimer en public (malgré mon angoisse). Je pense sincèrement avoir fait des progrès (dus au baclofène?). Mon mari n'a rien dit, c'est vraiment une brêle pour s'exprimer en public (mais ça, je le savais).

Je crois finalement, que nous avons beaucoup de chance dans notre malheur, mon fils et moi, nous sommes autistes (un peu), suffisamment pour que ce soit reconnu (ça, seul le CRA nous le confirmera) et cela nous apporte des aides (éducatives ou professionnelles) mais cela ne se voit pas de trop.

Mon fils a un problème de plus que je n'ai pas, un Trouble du Déficit Attentionnel. Mais le pédopsy pense que c'est dû à un état dépressif qui s'arrangera probablement (le pauvre, que de chocs cette année). Et il ne prescrit aucun médoc, sauf de la mélatonine La Ritaline est prescrite en milieu hospitalier.

Nous en souffrons, c'est une évidence. Y-a-t-il des Asperger heureux? 

J'ai vu un fil, sur un Forum d'Asperger qui s'intitulait "Nous, Asperger, avons nous droit au bonheur?".

Oui, nous y avons droit. Ce n'est pas le même que les autres. Il est ponctué de sautes d'humeur, d'angoisses, d'idées qui partent dans tous les sens, mais il est présent.

Mes plus intenses bonheurs ont été les naissances de mes quatre enfants.

Dans mes périodes "noires" comme celles que je viens de traverser, je me dis que j'ai mis deux enfants au monde qui seront moins heureux que les autres, d'emblée (à cause de mes gènes). Je leur ai transmis cette poisse!

Et je me pose des questions sur Kiki (aurait-il fallu le concevoir?). Ben oui, j'ai honte après coup, mais j'ai vraiment des pensées noires. Pauvre Kiki. Il n'a rien demandé, il récite ses marques de voitures en se rongeant les ongles jusqu'au sang et on le fait dormir  à coup de mélatonine (à dose homéopathique). 

C'est vrai qu'il y a des handicaps qui sont pires.

Mais les personnes s'adaptent et des aides sont apportées aux handicapés. On a créé des alphabets brailles pour les malvoyants, des rampes pour les paraplégiques.....

Et bien les Aspergers, ils doivent s'adapter aux autres. C'est ça la difficulté.

C'est en train de changer, heureusement.

Et je le rappelle pour ceux qui ne l'ont pas encore compris: il y a beaucoup de personnes avec des "tendances autistiques" qui s'ignorent. Surtout chez les adultes puisque ce n'était pas dépisté. Les personnes que l'on nous montre à la télé ont souvent des particularités qui les rendent bizarres ou alors on nous montre des génies. La plupart se fondent dans la masse, passent pour des bizarres ou des hyper-timides anxieux mais parviennent tant bien que mal à avoir une vie presque normale (parfois en se droguant un peu)   

Sinon, rien à voir: le baclofène peut occasionner une prise de poids. Depuis que j'ai diminué, me voilà délestée de quelques kilos.

Je ne sais pas où ils se trouvaient. Peut-être dans le bide. J'avais toujours l'impression d'être enceinte de 3 mois.

Maintenant -3kg et ventre plat. Pourtant aucun effort et sport en Stand by (mais ça va reprendre pour le Marathon de Paris de l'année prochaine).

Photos de mon ventre plat demain.

PS: Je crois que ma dépression est en train de me quitter (8ème jour aujourd'hui).

Je crois que je suis libérée de mes addictions (je suis optimiste ce soir)


 


Par Aurèle
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Lundi 7 avril 2014 1 07 /04 /Avr /2014 09:11

4 baclofène depuis hier.

Pourquoi?

Parce que je tiens un carnet depuis quelques semaines, depuis que j'ai décidé d'être extra rigoureuse.

Je note mes prises de baclo; mes unités d'alcool et mon humeur (pour les up et down).

Et bien, c'est évident je continue à avoir l'humeur qui "oscille".

C'est moins flagrant qu'avant mais c'est toujours présent.

Il y a une semaine je me suis transformée en super paysagiste, j'ai eu des courbatures pendant 3 jours.

Lundi balade à Nancy, achat d'habits et deux Grimbergen + 2 verres de vin le soir (4,5 ua, au moins).

Petit à petit mon humeur retombe et hier, chaise longue.

Et c'est mon mari qui s'est tapé le linge à repasser en plus de la tonte de la pelouse.

Bref, j'ai remarqué que même avec 6 baclo, je continuais à avoir l'humeur qui fluctue.

Et truc étonnant, je bois plus durant mes périodes d'hypomanie (celle-ci aura été brève).

Et à partir de Mardi ou Mercredi, j'ai recommencé à psychoter sur mon fils, mon travail, etc.

Et dans ces périodes- là, il faudrait me payer pour boire la moindre goutte d'alcool.

Je pense arrêter le baclofène.

D'autant plus depuis que j'ai lu que les rares cas où on arrête le baclo sans replonger, c'est justement pour les addictions aux médicaments.

Je pense que l'addiction au Lexomil était mon premier problème. Le baclofène l'a résolu.

L'alcoolisme s'y est greffé par la suite car je cherchais un substitut.

Je crois que j'ai besoin de faire un break baclo pour voir où j'en suis vraiment maintenant.

J'ai oublié comment j'étais avant.

J'ai oublié pourquoi j'achetais des boites de Lexomil, ni pourquoi je descendais des bouteilles de rouge.

On oublie vite.

Par Aurèle
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Samedi 5 avril 2014 6 05 /04 /Avr /2014 19:00

Je ne vais pas faire un bilan tout de suite. J'attends encore un peu. Pour rappel, il y a deux semaines, je suis repartie de 0 baclo suite à un sevrage forcé. Je suis montée progressivement jusqu'à 6 (60 mg) et j'ai décidé d'attendre. Depuis fin décembre je m'étais stabilisée à 150 mg, car durant les fêtes de Noël je parvenais à peine à boire une coupe de Champagne. Par la suite j'ai bu modérément mais je ne me suis jamais vraiment arrêtée. En parcourant les interventions des gens et les réponses du prescripteur sur le Forum Aubes, dont certaines sont cocaces (de plus le doc à beaucoup d'humour), je me rends compte que les gens visent souvent une consommation égale à 0.

Je n'ai jamais réussi à obtenir cette fameuse indifférence.

Mais peut-être que je n'ai pas le même profil qu'eux.

Certains buvaient plus d'une bouteille de Vodka par jour depuis plus de 20 ans. Et ils sont arrivés à une sorte de phobie de l'alcool . Ils ne veulent pas connaître à nouveau l'enfer.

Certains écrivent "au secours, hier j'ai bu deux verres de vin avec des amis, dois-je augmenter mes doses de baclofène". Et le doc leur répond "bravo, vous buvez moins que moi!".

Mais je comprends cette crainte, ils ne veulent pas connaître à nouveau l'enfer.

Bref, j'aurais souhaité poursuivre et pourquoi pas augmenter. Mais il y a eu cette histoire d'hypomanie. Je pense que cela a fait peur à mon doc. Mais je sais qu'il me prescrira du Dépakote si je dois remonter.

Bref, entre 150 mg et  60 mg, aucune différence pour le moment.

Plus de bouteilles de rouge sifflées en quelques heures dès 6 heures de l'après midi. D'ailleurs je crois que je n'aime plus le rouge.

Il me reste un problème de Grimbergen.

Maintenant que je connais mon problème social, je réussis mieux à comprendre quand je m'alcoolise. C'est après les situations sociales stressantes, pour décompresser.

C'était après mon job, après mes rendez-vous chez psy-psy, après les réunions, etc. Donc je vais croquer un ou deux baclo avant ou pendant ces situations.

Et malheureusement pour moi, je vais devoir les  éviter. Je n'ai pas de problème avec les groupes restreints, les personnes que je connais bien.

Au fait, Mercredi, quand j'ai dit au pédopsy de mon fils que devant la mauvaise volonté des profs à venir en aide à mon fils, la proviseure adjointe m'a proposé de venir animer une réunion, j'étais morte de trouille.

Je lui ai dit "vous vous rendez compte, une Asperger qui organise une réunion sur le syndrome d'Asperger!".

Et ce type, le pédopsy le plus dévoué du monde a pris son téléphone, a dit à sa secrétaire "annulez mes rendez-vous Jeudi Après-Midi" et il a ajouté "il va falloir leur secouer un peu les cloches à ceux-là".

En plus c'est l'ami de mon psy-psy. Je les ai vus se ballader à Nancy avec des tenues de Sport.

Puisque son pote psy-psy s'est un peu planté avec moi, j'espère que lui, va tout faire pour que mon fils ait une scolarité à l'image de ses capacités. Je crois qu'il a remarqué que mon mari ne s'impliquait pas beaucoup (un peu plus maintenant, tout de même) et il a remarqué que j'étais parfois au bord de l'épuisement (mais il m'en faut peu).

Le Syndrome d'Asperger est un handicap très sérieux qui nécessite une aide pour que l'élève suive une scolarité normale. Mais malheureusement (et oui), c'est un handicap invisible!

Par moment j'aurais préféré que mon fils soit paraplégique ou malvoyant! 

Donc, vous ne saurez rien de plus sur ma consommation d'alcool pour le moment (je tiens un cahier et je ne fais toujours pas d'efforts).

Par Aurèle
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Samedi 5 avril 2014 6 05 /04 /Avr /2014 10:27
Je parcours souvent l'autre Forum dédié au baclofène, le Forum Aubes.

En particulier, des gens posent des questions et un médecin prescripteur y répond dans les deux jours. Il y passe plusieurs heures par jour et il ne fait que ça depuis au moins deux ans.

Et j'y ai vu de nombreuses personnes qui abordaient le sujet des benzo (même si le thème principal reste l'alcoolisme).

nounoune a écrit:Bonjour ,
bonjour,
j'aimerais poser une question à ce médecin si celà est possible car j'ai besoin d'aide , je suis perdu ;

Voilà , j'ai une forte addiction a un benzo qui s'appelle le zolpidem .
Je souhaite m'en débarrasser .
j'ai 30 ans , et j'en prend jusque 10 /jours.

Un medecin m'à prescrit du baclo , mais me dit que je doit tout de même continuer le zolpidem pour diminuer progressivement .

je prend 60 mg de baclo / Jours et ça ne fait pas effet , dois-je augmenter les doses ou bien est-ce que le baclo est uniquement prescrit pour les addictions a l'alcool ?
Le baclofène est très efficace dans bon nombre d'addictions, dont les benzo, précisément
et le traitement assez simple...
Mais vous devez vouloir véritablement vous arrêter et non pas prendre du baclo, "pour voir "...
Puisque vous êtes déja à 60 mg de baclo, je vous propose le tableau suivant dont vous ne devez pas déroger et au contraire le suivre à la lettre :
Une fois par semaine, le jour de votre choix, augmenter le baclofène d'un demi-comprimé et diminuer le zolpidem d'un demi également. Cela pourrait sembler très lent, mais nous ne sommes pas pressés, sachant que le succès est au bout.


     
J'ai encore lu de nombreux témoignages sur le sujet.
La conclusion est sans appel:
Le baclofène permet de guérir (mieux encore que l'alcoolisme) l'addiction aux médicaments, sans symptômes de sevrage, avec à la clé, 0 benzo et 0 baclo.
Quand je l'ai signalé sur mon blog, certaines personnes m'ont insultée!

Mais il faut suivre à la lettre un protocole précis. A chaque baisse de benzo (en respectant des paliers longs, comme préconisés par Ashton), on augmente d'un demi comprimé de baclo.
Voici ce qu'écrit en conclusion le médecin prescripteur à un homme qui consomme benzo + codéine en grosse quantité (son témoignage et un peu long). Je n'ai mis que l'intervention du médecin.
  
Bonjour,
Ces deux questions étant proches, je ferai la même réponse.

Les addicts aux médicaments guérissent mieux, plus vite, mais ont beaucoup plus besoin d'un suivi médical très strict.
 
J'ai déjà sevré (très facilement ) ce genre de patients, avec des drogues plus dures également : le protocole que j'adapte à chacun est assez simple, mais rigoureux et on ne doit pas y déroger d'un iota.

La motivation doit être encore plus absolue qu'avec l'alcool. Cela ne peut se faire qu'avec le soutien d'un médecin, avec des protocoles à la semaine.
Une de mes premières malades dans ce cas, habitait à plus de 300 kms, n'est venue me voir que deux fois en un an et n'est jamais parvenue à un résultat correct : elle se mentait à elle même et à moi.
 
Si vous êtes vraiment très motivé pour guérir, cela peut se faire en trois mois maximum, avec une consultation par semaine puis par 15aine, si ça se passe bien.
Beaucoup plus facilement qu'avec l'alcool, définitivement et arrêt du baclo, à l'issue...
Il risque d'être un peu compliqué de trouver un prescripteur de baclofène compétent pour votre poly addiction Ilorium.
Vince m'a fait endurer sa méthode pour rien. J'aurais pu me sevrer en quelques mois, sans galère!
Par Aurèle
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Mercredi 2 avril 2014 3 02 /04 /Avr /2014 08:23

tient en quelques lignes. Une lettre de mon asperpsy.

Quand je lui ai demandé "ça suffira ça, pour mon travail?", l m'a répondu, "bien sûr, je suis assez connu dans le secteur" (il est modeste).

Au pire vous demanderez à la psychiatre (mamie pouf, l'experte donc) de me contacter, je lui expliquerai. Elle est d'où?

Des Vosges.

Ah bon, il y a des psychiatres dans les Vosges? (sans commentaire).

"Madame R est venu me consulter sur les conseils de l'association Asperger Lorraine (c'est plutôt parce que j'ai vu une de ses interventions dans une vidéo et qu'il m'a semblé "fiable").

Elle est mère de 4 enfants dont un serait porteur du Syndrome d'Asperger et il a été adressé au CRA de Lorraine par le Docteur O. en vue d'un bilan.

A cette occasion Mme R. s'est posée la question d'être porteuse de ce syndrome au regard de troubles qu'elle a constatés chez elle depuis de très nombreuses années.

Depuis très longtemps elle souffre de difficultés de socialisation et de difficultés à comprendre le fonctionnement des personnes qui l'entourent.

Professeur de Mathématiques, elle a dû renoncer à sa carrière car la fréquentation de personnes qu'elle côtoie en particulier de ses collègues dans la salle des profs était devenu insupportable pour elle.

En revanche enseigner ne lui posait pas de problèmes puisqu'il s'agissait pour elle de jouer un rôle en quelque sorte.

 Cet effort d'adaptation a provoqué un épuisement moral et ces angoisses précoces (dès la fin de son adolescence) l'ont conduite vers des addictions dont elle commence seulement à se sortir.

Elle se plaint de difficultés de concentration et elle ne parvient pas à faire le tri dans ses pensées.

Elle semble également avoir des capacités mnésiques importantes et a, de mon point de vue, une grande difficulté à "soutenir le regard".

Je suspecte un éventuel syndrome d'Asperger et je souhaiterais qu'elle puisse bénéficier d'une évaluation au CRA Lorraine.

Docteur E."

Et comme j'avais lu le blog de Caroline Vigneron où le CRA avait abouti à la conclusion inverse de la psychologue qu'elle avait consultée, je lui ai dit: "et si vous vous trompiez?"

Et ce brave homme très modeste m'a répondu: "je ne me trompe jamais".

Bon il va falloir ressaisir le comité médical et en causer à mamie Pouf. Je suspecte fortement que le Syndrome d'Asperger lui passe complètement au dessus de la tête.

Et mon RDV au CRA, je l'aurai dans un an. Mais ça, c'est sans importance. Une seule chose me préoccupe pour l'instant: mon fils.

Par Aurèle
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Mardi 1 avril 2014 2 01 /04 /Avr /2014 17:16

 

 Ou très peu. Pas plus qu'un Asperger "normal".  

C'est ce que m'a expliqué mon psy hier.  

Cette facheuse habitude à me réfugier dans des pensées obsessionnelles est une manière de fuire la réalité qui est extrêmement fatigante et anxiogène pour moi en ce moment.

Une manière de m'isoler du monde. C'est pour cela que certains autistes parlent tous seuls. Ca m'arrive aussi parfois (mais discrètement).

Je lui ai expliqué mon étrange façon de "penser".

J'ai l'impression que mes pensées fonctionnent comme une toile (le Web)

Je donne un exemple:

A l'hôpital, j'ai lu de nombreux livres, environ un par jour. En particulier un de Jean-Christophe Grangé: le passager.

En sortant je m'empresse d'aller étudier la vie de ce monsieur (il a écrit aussi Les rivières pourpres).

Je m'achète Miserere. Je le commence, c'est sympa. Je vais voir sur le Net ce qu'est Misere. C'est un chant religieux très ancien chanté par des enfants  (peut-être  par des castrats, avant),  à capella, dans des églises. J'écoute des chants tout le matin. Puis je vois que ce roman a été adapté au cinéma en Juin 2013 avec Depardieu et Joey Starr. Me voilà partie dans le vie de Joey Starr et je regarde des Vidéo de Joey Starr quand il était jeune, etc.

Finalement, j'oublie une fois de plus de manger. J'oublie même le début de ma recherche (mais non, je l'ai pas oubliée la date de naissance de J-C Grangé, elle est inscrite à jamais dans ma mémoire). Finalement je déconseille Miserere qui est vraiment trop gore, pourtant je suis loin d'être sensible, sauf lorsque ça concerne les enfants, et c'est le cas.

J'avais eu le même truc avec Hannibal (le tueur en série). J'ai une passion pour les tueurs en séries réels ou virtuels. J'avais lu le livre avant d'aller voir le film. Le film, c'est de l'Eau de Rose par rapport au livre.

J'ai aussi une passion pour Simone Weber, la mamie Nancéenne qui empoisonnait ses hommes, qui les découpait avec une disqueuse et qui les broyait dans une broyeuse à végétaux (dans un appartement cossu de Nancy) 

Bref, Hannibal a une passion pour les Variations Goldberg de Bach. Et je les entends pour la première fois, au cinéma.

Une révélation.

Je me renseigne et je vois qu'on considère que le meilleur interprète de ces fameuses Variations Goldberg est Glenn Gould le pianiste canadien.  

J'achète un DVD sur sa vie. Toute la famille est fascinée par se pianiste si "original". Il ne mange que des oeufs, garde toujours des vieux gants en laine, même l'été. Je connais ce DVD par coeur. Et voilà que j'apprends qu'il avait le syndrome d'Asperger!

Bref cette façon de penser est une incapacité à hiérarchiser ses idées.

Un adulte l'explique dans le cerveau d'Hugo, mais il le fait mal. Il dit que toutes ses idées circulent dans tous les sens et  finissent par se télescoper comme des trains.

Et c'est commun à tous les Asperger. Je suis une Asperger normale.

Et Internet est un sacré truc m----que pour les Asperger.

J'ai dit au psy que par moment, j'avais envie de jeter mon ordi par la fenêtre. Il m'a dit que mon mari pourrait me le confisquer pour la nuit (au moins).

Et même Kiki s'y met en regardant les lapins crétins la nuit!

Et Glenn Gould jeune était un très bel homme. Il a toujours fredonné (personne ne sait quoi).

C'est l'homme qui murmurait à l'oreille des pianos.

 

 


Par Aurèle
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