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Le blog de mon sevrage du Lexomil

Le blog de mon sevrage du Lexomil

Récit de mon sevrage difficile du Lexomil...

Publié le par Aurèle

Pour moi en tout cas, car il a un gros potentiel addictif.

Comme je l'évoquais précédemment, j'ai de gros problèmes de dos.

Il y a quelques mois (en octobre je crois), j'ai eu une Nevralgie Cervico Brachiale (une sciatique du cou donc), avec de grosses douleurs dans l'épaule, dans le bras et des fourmis dans les doigts.

Après un scanner, il s'est avéré qu'elle était provoquée par deux hernies cervicales.

Le médecin de garde m'a prescrit une mégadose de Tramadol (400 mg par jour) et de la Cortisone. J'ai mal supporté le Tramadol (nausées) et la cortisone, qui m'a fait faire une nuit blanche.

Mon doc a embrayé avec de la Lamaline qui contient du Paracétamol, de la Caféine et de l'Opium pure (10%). Cela ne m'a pas soulagée.

Mais mes douleurs ont cessé avec le temps et du repos.

Malheureusement, en Janvier rebelotte. Rebonjour la NCB. Avec en prime une lombalgie.

Au bout d'une semaine la lombalgie se transforme en sciatique. J'me renseigne sur le net. Cette évolution est typique des hernies discales (lombaires cette fois).

J'ai donc les deux, sciatique et NCB. Je pense que c'est la course à pied qui ne me réussit pas. Zut.

Cette fois mon doc me prescrit de l'IXPRIM (paracétamol et tramadol), 6 par jour.

Lundi dernier.

En une demi-heure, plus de douleur! Et une pêche d'enfer. L'euphorie. Et pas de nausées comme avec le tramadol pur.

Je vais me balader à Nancy avec mon mari. On fait plein d'achats. Je réussis presque à le convaincre d'acheter un canapé à 5000€.

En rentrant, je fais le ménage jusqu'à minuit et je me couche.

Le lendemain, mal de tête au réveil, transpiration.

Je comprends que c'est le tramadol qui m'a mise dans cet état la veille et que je suis déjà presque "en manque".

Du coup je n'en prends que trois dans la journée, le lendemain deux, etc.

J'ai demandé à mon mari de cacher la boite.

La douleur est supportable mais elle m'empêche tout de même de dormir.

Je lui ai demandé un comprimé ce matin à 6 heures et j'ai enfin dormi quelques heures.

J'ai presque l'impression d'être déjà accroc.

Je me suis beaucoup renseignée sur le tramadol. Certaines personnes en deviennent accrocs très facilement (je dois évidemment en faire partie) et il y a encore plus de sujets sur le net sur la dépendance au tramadol que sur la dépendance aux benzo. 

Ce n'est pas un opiacé mais il agit sur les mêmes récepteurs (comme la morphine). Il agit aussi sur la recapture de la sérotonine (comme les ISRS).

Les accrocs doivent subir un sevrage de type "opiacés" comme l'héro (au point de parfois devoir prendre de la méthadone ou du subutex) et un sevrage de type sevrage des ISRS.

Bon, ils en sont en général à plus de 500 mg de Tramadol par jour (alors que dans un Ixprim il n'y en a que 37,5mg).

Mais je me méfie. J'ai vraiment pas envie de retourner à l'UFATT, voir le Vince. Manquerait plus que ça!

 

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Publié le par Aurèle

Je crois que j'ai retrouvé l'estime de moi. Ou plutôt je l'ai trouvée.

C'est triste mais je crois que je n'ai jamais eu une grande estime de moi.

Depuis toujours, j'avais conscience que quelque chose "clochait" chez moi.

Toute jeune, je pense que ma mère s'inquiétait déjà et elle me traînait à droite à gauche chez des pédiatres ou des charlatans, naturopathes ou je ne sais quoi. C'est surtout mon anxiété et mes troubles du sommeil qui la préoccupaient.

Au lycée elle m'a commandé une méthode pour réussir dans la vie et retrouver l'estime de soi. Je sais que je devais faire un exercice par jour et m'entraîner régulièrement. Il y avait des exercices de relaxation, des techniques pour mémoriser plus facilement. Tout n'était pas à jeter mais cela coûtait la peau des fesses (une arnaque finalement).

A 16 ans j'ai consulté le seul psy qui se trouvait dans le coin. Deux ou trois séances. Je ne lui ai pas dit un mot, il ne m'a pas dit un mot. Ma mère faisait le chèque après.

Et à partir de 18 ans j'ai commencé à en consulter de ma propre initiative. Je faisais une confiance absolue en la psychiatrie.

Ils se sont tous plantés. Ils ne m'ont rien apporté. Niet, nothing, nichts, nada, peau de balle.

Et là je suis fière.

Fière, parce que pour la première fois de ma vie j'ai l'impression d'être bien dans ma peau.

Je suis sortie de mes addictions. Je ne prends ni anxiolytique, ni antidépresseur, ni baclofène. Je ne bois plus une goutte d'alcool.

Et c'est uniquement grâce à moi.

Moi seule.

(et à mon fils indirectement).

Je me suis fait mon diagnostic toute seule, comme une grande. Et je me suis dégoté le seul psy du coin qui pouvait enfin m'aider (celui que mon connard d'addicto a qualifié comme étant "ma prochaine victime")

J'ai encore en tête les jeunes psy de l'hopital qui se retenaient pour ne pas pouffer quand je leur ai dit que je pensais avoir le Syndrome d'Asperger. Je les conchie.

Bref. Il faut pas se leurrer. Si je vais mieux, c'est grâce à ce diagnostic.

C'est une renaissance.

J'ai reçu un mail d'une personne qui lisait mon blog régulièrement parce qu'elle s'intéressait aussi aux médicaments. Et stupeur, elle apprend ce qu'est le SA, se documente et....

Diagnostic: positif.

Elle parle du "premier jour du reste de sa vie". C'est ça, je ressens la même chose. (coucou, vous!).

Bref, je suis fière aussi et surtout parce que malgré ce handicap (que personne ne nie, il est réel) j'ai réussi à survivre dans un monde de gens normaux (des neurotypiques).

Mais à quel prix. A coup de médocs, d'alcool, de crise de boulimie et surtout au prix d'une immense fatigue.

Je comprends maintenant pourquoi j'ai besoin de m'isoler avec mon ordi. Je le fais plus que jamais sans culpabiliser.

Je comprends pourquoi je ne sais pas recoudre un bouton, que j'ai jamais réussi à faire un collier de perle à l'école, que je suis incapable de faire cuire deux plats en même temps sans en crâmer un.

Je comprends pourquoi je suis incapable de suivre une conversation s'il y a plus de deux ou trois personnes.

Je comprends pourquoi j'ai toujours détesté les réunions et je n'ai jamais retenu un seul truc de ce qui s'y disait (il faut dire que je dessinais).

Je comprends pourquoi j'avais tellement de mal à me joindre aux conversations de mes collègues qui consistaient à parler de tout et de rien "oh mon Dieu, Kévin me fait une otite, j'ai pas dormi de la nuit" "oh moi le mien il a la gastro"...tsétéra.

J'ai compris aussi que parfois j'importune mon mari quand je lui parle pendant des heures des médicaments pour le mal de dos (je déguste en ce moment).

Le dernier scoop, le décontracturant thiocolchicoside (à base de colchicine), que m'a prescrit un jour mon doc, a été jugé "pas plus efficace qu'un placebo" par la revue Prescrire (la seule qui n'est pas sous l'influence des labo pharmaceutiques) dans une dernière étude qui date de 2014.

De plus c'est un produit dangereux.

Bref, j'ai vu que cela ne l'intéressait pas de trop alors j'ai arrêté.

Je passe des heures sur mon ordi à étudier les médicaments, les tueurs en séries, ou les réalisateurs de film. C'est comme ça.

Et cela m'est très pénible de regarder les gens dans les yeux (ce n'est pas une légende). Je trouve cela impoli, obscène. Je ne me force plus à le faire.

Et je me sens super bien!!!

Je pense  aussi que l'arrêt de l'alcool m'a fait un bien fou. C'est la cerise sur le gâteau!

 

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Publié le par Aurèle

Comme je l'ai écrit dans mon article précédent, je ne bois plus du tout. Je suis donc abstinente.

Pour ceux qui n'ont pas tout suivi (je les comprends), cela fait un paquet d'années que j'ai un problème avec l'alcool.

Je bois très régulièrement depuis l'âge de 18 ans. Très souvent de manière excessive.

Pour citer un exemple, dès mes premières vacances avec mon mari (à 18 ans donc), la première chose qu'on faisait en arrivant c'est d'acheter un cubi de Rosé. Puis trois ou quatre jours après, on y retournait.

Lors des rares soirées étudiantes où quelqu'un avait réussi à me traîner, j'étais déjà HS à 21 heures. Evidemment, par la suite j'ai bien supporté l'alcool. Mieux que les autres.

Mais j'ai rapidement pris des benzo. Je pense que cela a limité ma conso d'alcool (sinon, bonjour le mélange).

Je pense qu'avant mon sevrage, je prenais trois ou quatre Lexo durant mes journées de travail et en sortant je buvais deux ou trois verres (voire quatre parfois). Et cela me calmait.

Et l'alcoologue que j'ai rencontrée à cette époque a minimisé mon problème. Pourtant elle savait pour le Lexo.

Evidemment quand je me suis sevrée du Lexo, j'ai bu de plus en plus, de façon compulsive. Un verre = une bouteille.

C'était plus fort que moi, je ne contrôlais rien.

C'est pour cette raison que j'ai souhaité prendre du baclofène. Baclofène qui m'avait déjà fortement aidé à me sevrer des benzos.

J'ai mal supporté les gros dosages de baclo, j'ai eu des troubles de l'humeur (j'en ai toujours, 6 mois après l'arrêt du baclofène).

Dans un premier temps, je pensais contrôler ma consommation d'alcool. Depuis Août, je note tout dans des tableaux (mon humeur, mes Unités d'Alcool, etc). Un reflexe qui m'est venu depuis mes séances de TTC.

Et j'y suis à peu près parvenue.

Mais il m'arrivait encore de recraquer et de me "resiffler" une bouteille.

Alors, après m'être inscrite sur le Forum Baclo (qui est super, avec une super équipe), je me suis inscrite sur le Forum Atoute (Arrêter l'alcool).

Pas du tout le même genre.

Dès le premier post, une bande de "joyeux abstinents épanouis" (j'en doute un peu mais bon) nous insite à nous rendre illico presto:

1- Chez un médecin (pour le sevrage physique)

2- Chez un addictologue

3- Dans un CSAPA (une structure comme celle qui m'a suivie pendant deux ans sauf que j'étais avec des drogués et non des alcoolo)

4- et surtout, (surtout!) à aller se faire ch.... chez un psy (chanalyste, c'est mieux) pour comprendre le pourquoi du comment on boit.

Et attendez, il ne faut pas trouver pourquoi on boit mais Pour Quoi on boit. Bref j'ai rien compris. Je suis trop bête pour eux.

Ah, j'oubliais le point 5:

5- Aller dans un MAB au plus vite (tout de suite même, en courant si possible), c'est à dire un Mouvement d'Anciens Buveurs (de type Alcooliques Anonymes, Vie Libre.....

C'est bien beau. Mais les chiffres sont là. Ceux qui réussissent à rester abstinents avoisinent les 10%.

Bref, "c'est pas de la faute du Forum", je sais.

Mais je hais la psychanalyse de comptoir.

On m'a répété "pourquoi et pour quoi, alors hein pourquoi?".

Ben, c'est pour calmer mes angoisses, probablement.

"Et sais-tu pourquoi tu es angoissée?"

Oui; j'ai une importante anxiété sociale, mais "pas que". J'ai des émotions exacerbées, dans un sens comme dans l'autre, parce que j'ai des troubles autistiques, et j'ai été diagnostiquée Asperger par un psy.

Et là on m'a dit que j'étais mytho, que les Asperger ne peuvent ni se marier, ni avoir des enfants, ni être prof.

Bon.

Et les pauvres gusses qui osent dire qu'ils ont "rebu" ben, c'est de leur faute. Il n'ont pas creuser assez avec le psy ou ils ont séché le MAB.

Bref, je caricature un peu, mais à peine.

Ce Forum m'a fait tout de même réaliser deux choses:

- il n'y a pas besoin d'être dépendant physiquement à l'alcool (je ne tremble pas si j'arrête trois jours) pour être alcoolique.

- il est plus difficile et astreignant de modérer sa consommation d'alcool (quand on a un problème comme moi) que de l'arrêter complètement. 

Cette décision ne s'est pas faite du jour au lendemain. J'ai dû la mûrir.

Il y a quelques mois je n'envisageais même pas une vie sans alcool.

J'avais commencé avant Noël (mais c'était pas le bon moment).

Donc début Janvier, ça l'a fait. J'ai eu aussi une prise de bec à ce sujet avec mon mari.

C'est lui qui minimise (d'habitude c'est le contraire).

Je venais de lui faire un speech (qui a duré plusieurs jours) en lui expliquant que je souhaitais être abstinente et blablabla.

Il était d'accord.

Le lendemain, il se pointe avec une caisse de pinard qu'on venait de lui offrir. Il sort les bouteilles une à une et il me les met sous le nez en me faisant un vrai cours d'oenologie!

Et là, ça a été l'engueulade du siècle.

D'accord c'est pas de sa faute mais il pouvait les mettre discrètement à la cave sans éructer de bonheur sous mon nez.

Depuis, plus une goutte d'alcool en ma compagnie.

Pfuit, disparues les bouteilles.

Et il y a aussi mon doc, celui que j'ai été pêché à Nancy pour me prescrire du baclo. Il plane un peu (c'est d'ailleurs son nom, Plane).

Il médite, ne boit pas une goutte d'alcool, et se ballade souvent en sandalettes avec des chemises à fleurs (bon, pas en ce moment).

Bref, selon lui, l'alcool et les troubles de l'humeur ne font pas bon ménage, même à petite dose.

Je crois que c'est cet argument là qui a fait mouche.

Parce que mes troubles de l'humeur je commence à en avoir ma claque. Je ne peux faire aucun projet. Ma belle soeur (du Nord aussi) doit venir nous rendre visite mais je ne sais pas dans quel état je serai.

Je serai peut-être au lit.

Je dois être dans ma cinquième semaine sans alcool, je ne compte plus. Cela n'a pas été facile tous les jours surtout au début.

J'ai 25 ans de ma vie à déprogrammer de mon cerveau...

Suite au prochain épisode ( parce que c'est les vacances scolaires et que je dois mitonner un bon p'tit plat pour mes goinfres chéris)

Non, je déconne, ce sera pizza surgelées!

A +

 

 

 

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Publié le par Aurèle

Je suis heureuse que le mois de Janvier soit fini. J'aime pas les mois de Janvier!

J'ai la nostalgie des hivers vosgiens, 50 cm de neige, le soleil qui fait scintiller les arbres plein de givre. Les forêts de sapins...

Ici, nada. Je suis la météo et je suis folle de joie quand enfin "ils" annoncent de la neige. Mais en général "ils" se plantent. On est à la limite pluie/neige et ici c'est brouillard et boue! (ah, ces crétins de la météo!).

Bref, c'est pas bien grave.

Je viens encore de me taper deux semaines de "déprime/angoisse" très intense.

Et ça, ça commence à me saoûler. Le dernier épisode aussi intense remonte à novembre.

Mon psychiatre m'a proposé du Deroxat.

N'importe quoi! J'ai beau lui expliquer que cela ne rentre pas dans les critères d'une dépression (un des premiers critères étant "état qui dure depuis plus de 2 semaines", il faudrait qu'il relise son DSM!).

Moi, cela me tombe sur la tronche du jour au lendemain et sans déclencheur. J'ai quelques signes annonciateurs, je dors comme une marmotte, c'est plutôt étonnant pour moi.

Parfois je me sens tellement mal que j'ai des idées très noires, limite suicidaires. Le lendemain, c'est fini, je chante, je suis super optimiste et je redeviens insomniaque.

Ce sont exactement des symptômes de trouble bipolaire ou de cyclothymie. Les ISRS sont fortement déconseillés dans ces cas là.

Bref, mon psy c'est un nul. Pour ça en tout cas. Bon c'est vrai qu'il ne voit  guère que des enfants Asperger.

A ce sujet (Asperger), j'ai commencé à douter. Et si je m'étais fait  un film? Suspense...

Mon fils d'abord.

Avant de tomber sur le psychiatre qui a suggéré qu'il pouvait être éventuellement porteur de ce syndrome, il avait été vu par 6 psycho(logues/chiatres). Dont une pendant plus de 6 mois. A 10 ans il avait vu le grand professeur K, le plus grand pédopsy de la région.

Ses paroles résonnent encore à mes oreilles "votre fils, il est super. Arrêtez de vous inquiéter pour rien. En grandissant, il ira de mieux en mieux".

Je me suis dit que si je m'étais trompée, j'avais un peu l'air con car j'en avais parlé à des gens (peu mais quand même). Mais peu importe, il vaut mieux être normal (disons "non-autiste", parce que la normalité c'est plutôt subjectif)

Lors du bilan au CRA qui a eu lieu courant Janvier, j'ai vu des enfants "très spéciaux" dans la salle d'attente.

Non, ce n'est pas possible que nous soyons comme eux, mais qu'est-ce qu'on fiche là?

Bref, après trois demi- journées pour mon fils (avec quatre ou cinq intervenants, psychologue, psychomotricienne, orthophoniste, comportementaliste...) et une pour nous, il a fallu encore attendre deux semaines (de concertation "'entre eux") pour avoir Le bilan.

La semaine dernière donc.

Le psychiatre nous a annoncé d'un air grave:

"J'ai fait trois diagnostics pour votre fils:

- d'abord j'ai décelé un autisme, c'est flagrant il n'y a aucun doute

- il a également un trouble anxio-dépressif assez préoccupant

- il a des tics (balaise, le mec)"

En fait, il a un autisme de haut niveau. Il y a de légères différences avec le syndrome d'Asperger et la plupart des psy refusent de distinguer les deux.

Par exemple, le retard de langage. Mon fils n'a pratiquement rien dit jusqu'à l'âge de 4 ans. Les Asperger parlent tôt.

Les Asperger ont des difficultés dans la motricité fine (ils ont deux mains gauches, comme moi), les autistes de haut niveau non.

Puis il a fait l'inventaire de ses points forts: mémoire visuelle, perception, dessin,... et de ces points faibles: une très grande lenteur, etc.

Voilà, c'est fait: Autiste de haut niveau!

J'ai trouvé que le psy avait une vision assez noire. L'air de dire "ça n'a pas dû être rose tous les jours pour lui, surtout la scolarité" et il avait l'air presque étonné quand je lui ai dit qu'il était dixième de sa classe en 1ère S.

C'est vrai qu'on a connu des galères (la phobie scolaire à 10 ans, tous les trajets qu'on s'est farci parce que Monsieur ne voulait pas aller en étude, pas prendre le bus...). Encore maintenant, je vais le chercher presque tous les après midi à Nancy (60 bornes aller-retour).

En tout cas il a droit à un tiers temps supplémentaire dans toutes les matières, y compris au bac, et on peut demander une AVS (qui n'avait pas été accordée cette année). Mais mon fils n'en veut pas. Il ne souhaite en parler à personne, c'est son choix.

 

En ce qui me concerne:

Je ne lâche donc pas l'affaire. Mon bilan est prévu en Juin et le médecin du travail souhaite attendre les résultats pour appuyer ma demande de reclassement.

Tout simplement parce qu'elle n'y croit pas. Les gens ont une vision faussée de l'autisme. Quand j'ai évoqué le sujet avec quelques profs de mon fils, certains ont eu le culot de me dire: "non, non, vous vous trompez, Asperger, c'est pas ça, j'en connais, Roman n'est pas comme eux".

C'est énervant. Il y a aussi le mythe du génie Autiste comme Kim Peek (le Raymond Babitt de Rain Man). Quelqu'un fait tomber une boite de cure dents devant lui et il les compte instantanément.

Inutile de faire tomber une boite de cure-dents devant moi je ne les compterai pas.

Et, non, les autistes Asperger ne sont pas tous surdoués, ça c'est encore une légende véhiculée par les médias.

Bref, il y a beaucoup plus d'autistes qu'on ne le pense.

C'est difficile de diagnostiquer un enfant Asperger (la preuve avec mon fils, il aura fallu 13 ans après sa première consultation).

C'est encore plus difficile de diagnostiquer un adulte. Parce qu'il a eu le temps d'apprendre à s'adapter. Il joue un rôle, même si c'est usant.

C'est encore plus difficile de diagnostiquer une femme.

J'ignore pour quelle raison, mais les femmes parviennent mieux à se fondre dans le moule.

A ce sujet j'ai trouvé un blog d'une femme Asperger qui justement évoque ce sujet. Elle a des amies, une vie sociale, et dit qu'elle ne se reconnaît dans aucune description, peut-être justement parce qu'elles concernent les hommes.

Je le mettrai en lien quand je le retrouverai.

Voilà, je m'éloigne du sujet de ce blog (le lexomil) même si naturellement tout le monde aura compris le lien:

L'un est la conséquence de l'autre.

Bref, je vais me remettre à écrire plus régulièrement ici parce que d'après mon psy c'est bon pour moi. C'est une sorte de journal. Qui plus est, cela me permet de dialoguer avec des gens (vous qui m'envoyez des commentaires). Je vais d'ailleurs y répondre prochainement.

A +.

PS: je ne bois plus une goutte d'alcool, sans effort, et cela m'a délestée de quelques kilos (super, même si ce n'était pas le but). J'en reparlerai plus tard....

 

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Publié le par Aurèle

Oui, ouf!

Il faut que je sois honnête avec moi même:

J'avais fait des efforts cette année, je voulais d'un Noël comme tout le monde. Beaucoup de décorations, beaucoup de cadeaux , de la grosse bouffe, de la joie et de la bonne humeur...

Mais il y a des trucs qui ne passent pas.

Déjà, la copine de mon fils. A un moment, je n'ai pas pu m'empêcher de me demander: mais qu'est-ce qu'elle fait là? Il n'a que 16 ans et demi.

Un amour de vacances, ce n'est pas fait pour durer, si?

Et je ne peux m'empêcher de me dire "il aurait pas pu en choisir une plus près" (reflexion idiote, je sais)...

Et une moitié - belge (elle a la double nationalité et est à l'école en Belgique).

Bon je déconne, lecteurs belges, ne m'envoyez pas des commentaires outrés!

Le pire, c'est mon père. Ou plutôt la compagne de mon père. Décidemment je ne m'y ferai jamais. L'antithèse absolue de ma mère (qui doit se retourner dans sa tombe).

Soit, c'est bien que mon père ait retrouvé quelqu'un. Mais c'est décidé, c'est la dernière fois qu'ils passent Noël chez moi.

Hier, c'était moins une que je lui envoie mon chapon en pleine poire et que je me barre.

L'année prochaine, on loue un chalet (on fuit donc). Et pas de réveillon. Des nouilles devant la télé, je le jure. Quelques cadeaux pour Kiki et Pépette et basta.

Ou, alors je lui dirai la vérité. C'est triste parce que mon père c'est presque ma seule famille mais, vraiment, je le supporte de moins en moins. Il est devenu aigri, sûr de lui...bref: chiant et toxique pour moi. Aucun intérêt.

Et évidemment j'ai bu comme un trou pour le supporter. Mon mari m'a dit que j'avais plutôt moins bu que les autres mais j'avais une de ces casquettes, ça doit être le Champagne.

Ce soir, la "Copine" repart à Tourcoing.

Elle, en revanche elle est pas embêtante, mais on doit la conduire à la gare TGV à 50 bornes de chez nous.

Et Mardi, mon fils part... à Tourcoing. Ces aller-retours commencent à me gonfler sérieusement.

Mais pourrais-je m'y opposer? Je ne pense pas...

Je trouve que cette année il semble moins déprimé et ses résultats scolaires ont grimpé en flèche. Du coup, on n'ose pas le contrarier.

Bref c'est compliqué. Cela me perturbe beaucoup.

Après tout, ça pourrait être pire. C'est un bon élève, il n'a jamais bu une goutte d'alcool, ne supporte pas la fumée de cigarette...

Je crois même qu'à son âge je m'étais déjà pris une ou deux cuites.

Avec un peu de chance, il ne sera pas alcoolo comme sa mère.

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Publié le par Aurèle

Je commençais à être vraiment survoltée, m'affairant à droite et à gauche.

Je passais l'aspirateur trois fois par jour, changeais les draps dans toutes chambres (les housses de couettes c'est quand même galère). Evidemment le sèche linge est tombé en panne et la météo est contre moi. Trois semaines non-stop de pluie diluvienne.

Je pense que j'ai toujours été comme ça. Stressée pour des broutilles. Cela doit expliquer en partie mes tendances à abuser des anxiolytiques.

Comme je lorgnais sur les bouteilles de vins, mon mari les a mises dans une cantine fermée à clé (à ma demande).

Et hier, paf, lessivée (comme mon linge).

Je suis restée au lit tout l'après midi et j'ai regardé un vieux nanar: Le Lauréat.

Enfin, je pensais que c'était un nanar.

Renseignements pris, ce film figure parmis les dix plus grand chef-d'oeuvres de tous les temps. Et bien, comme quoi.

J'en ai profité pour vérifier que Dustin Hoffmann est né le 8 Août 1937, qu'il mesure 1 m 67 et que le Lauréat a été tourné en 1967.

Je suis allée voir mon mari pensant lui annoncer un scoop: La chanson Mrs Robinson, c'est la chanson du film, chéri! Mais il le savait.

Il est vraiment calé en musique, incroyable. Il entend la première note et ça y est. L'autre jour il me sort "devine qui chante ça?"

"aucune idée". Ben c'est Wet Wet Wet (jamais entendu parler!).

A nous deux, on est prêt pour Money Drop!

Kiki, qui a la varicelle  (super), est complétement excité et il me demande toutes les 5 minutes: elle arrive quand la copine, hein quand?

Je ne sais pas comment ça se passe dans les autres famille mais chez nous, c'est la folie. Le correspondant allemand c'était rien par rapport à La Copine!!!!

(qui arrive ce soir d'ailleurs)


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Publié le par Aurèle

Très perturbé!

Je pense que cela peut être considéré comme un symptôme de sevrage de benzo, de baclo, d'alcool.

Je n'ai jamais très bien dormi, même "avant".

Je mettais très longtemps à m'endormir et j'avais beaucoup de mal à me réveiller le lendemain.

Mais en ce moment, c'est du grand n'importe quoi. Je ne dors jamais avant 3 heures parfois, je tiens jusqu'à 6 heures.

Je croise mon mari qui se réveille, et je lui demande (quand il ne part pas en déplacement) de s'occuper de Kiki, de le conduire à l'école et je redors jusqu'à 10 heures (c'est évidemment le truc à ne pas faire)

Mardi soir, j'ai craqué et je me suis bu une demi bouteille de vin. Les "colis cadeaux" destiné à mon mari commencent à affluer et c'est en général du "pinard".

Et comme je n'étais pas bien sûre de moi, j'ai vidé le reste dans l'évier. (du Gevrey-Chambertin, un de mes préféré dans une vie antérieure).

Je n'ai pas mieux dormi parce que j'ai culpabilisé  et j'ai eu peur que "la bête se réveille". C'est un terme d'alcoolique qui signifie que quand on reboit, on replonge petit à petit, inexorablement.

Cela ne sera peut-être pas mon cas mais je préfère ne pas tenter le diable pour le moment.

Les bouteilles sont dans le bureau de mon mari et elles ne me font pas envie.

Mercredi, j'étais méga fatiguée donc j'ai fait quelque chose que j'avais prémédité: j'ai pris un morceau de neuroleptique, de l'olanzapine, connu sous le nom de Zyprexa.

On m'en avait prescrit à l'HP de Narbonne et j'ai bien remarqué qu'on pouvait facilement assommer un cheval avec un tel produit.

Cela faisait partie des médicaments que je recrachais discrètement.

Bref, les comprimés que j'ai, sont dosés à 10 mg. Ce produit met longtemps à faire de l'effet donc je ne peux pas décider d'en prendre un à 11 heures du soir.

Et ils font de l'effet très longtemps donc il ne faut pas que j'ai un truc important à faire le lendemain matin.

Donc j'en ai pris un quart à 18 heures (soit 2,5 mg). J'ai dormi de 22 heures à 8 heures et j'ai été vaseuse tout le matin. L'après midi j'étais en forme et je suis allée courir.

Je ne reproduirai pas cette expérience très souvent car je sais que ce produit est une vraie cochonnerie, presque pire que les benzos.

Prise sur des longue période, il perturbe le métabolisme, provoque une importante prise de poids et du diabète. Il y a des procès incriminant le laboratoire Lilly, aux Etats- Unis.

Mais bon, je sais que j'ai cette solution de secours.

 

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(aperçu du bureau de mon mari)

 

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Et je passe la nuit sur le canapé parce qu'il paraît que quand je tapote sur les touches ça gêne Monsieur....

 


 


 

 

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Publié le par Aurèle

    Je n'ai trouvé que ça.

La méditation, ça marche mais pas quand je suis survoltée. Je crois qu'il me faut encore un peu d'entraînement (quelques milliers de séances, oui!).

Donc hier, devant mon tas de cartons, j'avais l'impression d'avoir la tête comme une citrouille. Mon mari était reparti au supermarché parce qu'on n'avait finalement rien à "bouffer".

Alors j'ai mis ma tenue, bonnet, lampe frontale et je suis partie dans la nuit glaciale et humide. J'adore courir dans l'obscurité, où il n'y a vraiment personne.

A un moment j'entendais l'écho du bruit régulier de mes foulées et je me suis imaginé que quelqu'un me suivait. Je me suis arrêtée et j'ai éteint ma lampe. J'étais dans le silence et dans l'obscurité totale. Je voyais les lumières du village dans le lointain.

Alors j'ai imaginé que quelqu'un m'observait avec des  lunettes à infrarouges comme dans la scène culte du Silence des Agneaux, où le meurtrier observe Clarisse Starling. Il est tellement près qu'il peut presque la toucher.

Alors j'ai sprinté pendant plus d'un kilomètre. J'étais épuisée et apaisée en arrivant.

Mais faire du sport le soir c'est pas top pour le sommeil. C'est même fortement déconseillé. 

A trois heures du mat, j'étais toujours en train de cogiter dans mon lit.

Maintenant je regarde "les Enquêtes impossibles" sur mon ordi et ça m'endort. Mais depuis plusieurs jours cela ne fonctionne plus. Je n'écoute pas vraiment.

Psy-psy chéri m'avait dit de noter (la nuit) les pensées qui m'empêchaient de dormir.

Ce que j'ai fait.

Grand I: mes hernies discales. J'ai toujours des fourmis dans les doigts. D'après mon kiné, j'en ai pour plusieurs mois. C'est pas grave, l'essentiel c'est que je n'en souffre presque plus (grace à quelques séances d'osthéopathie et peut-être un peu grâce au kiné)

Grand II: la scolarité de mon fils. Ben ça va. Etonnant mais il est largement meilleur qu'en Seconde. Il a l'air beaucoup moins déprimé. La raison doit être le :

Grand III: la copine de mon fils.

Je crois que c'est ce qui me perturbe le plus en fait. Il y a un an, alors qu'il déprimait vraiment (à 15 ans donc), j'avais, après un long interrogatoire en bonne et due forme, réussi à lui tirer quelques vers du nez.

Il m'avait lâché un truc du style: "de toute façon, moi avec les filles ça marche jamais et cela ne marchera jamais".

J'avais essayé de le rassurer en lui disant qu'à 15 ans, il avait encore un peu de marge, que mignon et intelligent comme il est (bon, je suis peut-être pas objective), quand il plaira vraiment à une fille, elle passera outre le fait qu'il paraisse un peu "bizarre".

En fait, une fille (la plus convoitée du Lycée) lui avait dit "t'es beau mais t'es bizarre, t'es timide c'est ça?".

Cela avait fait un sujet de discussion chez le pédopsy. Ils étaient arrivés à la conclusion que "bizarre" cela ne veut rien dire. On est toujours le bizarre de quelqu'un.

Bref, j'avais raison. Il s'est produit ce que j'avais prévu (encore plus vite que je l'avais prévu).

Et je n'ai même pas assisté ni participé à la belle histoire, puisque c'était en Juillet, dans le Midi.

Et que, pour tous ceux qui suivent mes péripéties, j'étais à .... l'HP.

Quand je n'y étais pas, j'arrivais à peine à ébaucher un sourire quand je voyais la belle nénette me dire bonjour.

J'ai tout raté. Depuis, il est allé trois fois en TGV dans le Nord (elle habite à quelques mètres de la frontière belge).

Cela finit par nous coûter cher.

Et c'est moi qui ai choisi (et payé) les petits cadeaux sans la connaître. Apparamment ça lui plaît (je suis forte).

Et là, elle va venir durant les vacances de Noël. Pour la première fois.

Là pour le coup, cela devient "concret". Et quand j'ai demandé à mon fils où il dormait quand il allait chez elle, il a haussé les épaules et il m'a dit "ben dans sa chambre".

Donc c'est encore plus "concret".

Cela me gênerait presqu'un peu, alors que mon mari s'en tape royalement.

Mais bon, j'ai décidé d'être cool.

Du coup, on est tous boosté pour terminer les menus travaux (de peinture et autres) qui n'étaient pas encore terminés, et aménager au mieux la chambre de mon fils (qui s'est mis à refaire la déco).

Même pépette a décidé de ranger sa chambre. Et ça, c'est vraiment un miracle.

Bref, on commence à préparer alors qu'elle arrive dans 12 jours.

Et là, on part direct à Center Parcs pour 4 jours, comme chaque année.

Mes 4 enfants sèchent le dernier jour, la honte pour une prof. Mais après il y a vraiment trop de monde et c'est insupportable.

Que du bonheur en perspective (à moins que ce soit une tête à claques mais je ne crois pas). En tout cas elle est accroc, c'est touchant.

Mais ça m'empêche de dormir.

Et dans une autre époque, j'aurais pris du Lexo.

 

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Avant: Ridicule mais efficace    Après: le bien-être. Merci les endorphines!

 

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Publié le par Aurèle

Hier!

C'est le première fois depuis de longs mois que ça me titille autant.

J'ai essayé d'analyser d'où me venait cette envie (ce besoin) si soudain.

La cause principale est toute trouvée:

J'ai dit dans un précédent article que je buvais moins. C'est vrai. Je ne me "tape" plus des bouteilles de vin en une soirée comme avant, trois, voire quatre fois par semaines. Je ne vais plus boire des Grimbergen sur la place Stan à chaque fois que j'ai un rendez-vous chez un psy ou un addictologue ou à l'UFATT ou je ne sais où.

Il faut dire que je n'ai quasiment plus de rendez-vous de ce type, ça ne me manque pas du tout!

Je rencontre juste mon asperpsy une fois par mois

Et j'ai toujours le reflexe de tout noter, c'est au moins une chose que j'ai retenue des mes deux ans de TCC chez mon psy-psy chéri.

Je m'y suis tenue quotidiennement depuis Août, c'est à dire depuis le moment où j'ai arrêté le baclofène.

Le but était avant tout de noter mon humeur, qui évolue par cycles (en espérant y constater une évolution positive)

Je mets des notes de -5 à 5 (comme les bipolaires). Le mois de Juillet était à -5, c'est à dire que je ne pouvais plus dessérer la machoire, je ne mangeais plus, je parlais à peine uniquement pour aboyer sur les psy qui me demandais obstinément ce qui avait déclencher cette angoisse paroxystique (ça s'appelle comme ça).

Il fallait à tout prix "une raison psychanalytique".

"Inconsciemment est-ce que le fait de vous retrouver en famille au bord de la mer ne vous angoisse-t-il pas?"

Mais non, crétin, les vacances, c'est le meilleur moment de l'année!

Pour moi, c'était tout trouvé. Avec le baclofène, j'ai vécu sur un nuage pendant des mois. Après il y a eu une descente.

 Abrupte, bref un précipice!

Point barre.

Mais comme ils ne connaissent pas, ils niaient.

Après une tentative Depakote (antiépileptique utilisé comme régulateur d'humeur), qui avec le recul, n'a pas été si négative que ça (au mois d'Août, j'étais plutôt stable), je me suis retrouvée au mois de Septembre sans psychotropes.

Sauf un: l'alcool.

Je notais aussi mes consommations. Disons qu'en semaine, je m'accordais une ou deux bière après un long footing (parce que je l'avais bien mérité, toujours des prétextes débiles) et que le Week-end, on boit des "bonnes bouteilles", parce que c'est le Week-End justement!

Une bouteille à deux le Samedi et le Dimanche. Puis, pourquoi ne pas faire commencer le Week-End  le Vendredi soir?

Bref, j'ai dit Stop.

J'en ai eu marre de compter, de me dire, mince t'es à 4 unités, tu dépasses, tu vas crever...

Il y a dix jours, j'ai stoppé net. On ne s'est pas concerté avec mon mari, mais je crois que lui aussi en avait ras le bol. Surtout qu'il mange souvent au resto et qu'il y boit quelques verres.

Cela fait 24 ans que nous sommes ensemble. Notre relation est très fusionnelle, il est introverti et a peu d'amis.

Depuis le début de notre relation, on picole. Quand j'avais 18 ans nous sommes partis en vacances ensemble. La première chose qu'on a faite en arrivant (à Bormes les Mimosas!) on est allé s'acheter un cubi de rosé. Et trois jours après, un autre, etc.

Et chaque année, même "tradition". Certains souffrent d'alcoolisme mondain, nous on souffrait d'alcoolisme amoureux.

Enfin, je n'en souffrais pas encore.

Le pire c'est que nous avons toujours été très sportifs, très minces, musclés, des vrais top-models. Des tops models alcoolo!

Et les séjours chez ses parents n'en parlons pas. Champagne, Irisch Coffee, Vodka, bière Ch'ti. Des Polonais du Nord, deux occasions de picoler! (non je déconne)

Cela fait belle lurette que ses parents se sont calmés (à 75 ans, normal).

Bref 10 jours, c'est pas long. Mais tout bien réfléchi, cela ne m'étais pas arrivé depuis belle lurette. Il y avait toujours quelque chose:

Des benzo, évidemment.

Il y a un an, en cure, j'ai remplacé le Lysanxia par du baclofène.

Après, j'ai continué le baclofène (qui n'est pas un psychotrope) mais j'ai continué à boire de l'alcool (modérément).

En Juillet, j'ai arrêté le baclo et l'alcool (puisque j'étais à l'HP), mais on m'a assommée avec des neuroleptiques, du Théralène, de l'Atarax puis du Dépakote. J'ai même eu droit à du Seresta (à mon insu) et du Zolpidem.

Je crois qu'il faut remonter à ma dernière grossesse (6 ans) pour trouver un tel exploit (plus de 10 jours sans psychotropes et évidemment sans alcool).

Les trois quatre premiers jours, pas de problème. Le cinquième, j'ai commencé à y penser en faisant mes courses. Toujours le même schéma de pensée "tu ne bois pas tous les jours, tu n'es pas alcoolique, tu peux bien acheter une bouteille qu'on sirotera à deux ce soir".

J'ai tenu, l'envie est passée.

Et j'ai continué à marqué des 0 dans la colonne UA de mon tableau Excel.

Ce week-end est le deuxième week-end sobre.

Et depuis deux ou trois jours je ne me sens pas bien. Ce n'est pas mon humeur (elle est bonne). C'est cette impression de fatigue morale, cette tension. La tête prise dans un étau...

Et je dors très peu, je suis très fatiguée.

Cela me rappelle trop de souvenirs. Je sais très bien ce qui calmerait ça immédiatement.

C'est petit, blanc, cela à une forme de baguette quadrisécable et cela se dissout dans la bouche avec un petit gout platreux (même pas mauvais)...

Hier, nous avons passé la journée à faire du shopping.

Ikéa à Metz (ben oui, on est des boeufs comme tout le monde), puis achat de chaussures (tire groupé pour les quatre enfants).

Très fatiguant nerveusement. Chacun exige "sa marque" (DC, Vans, Clarks... pour les ados).

Soit la couleur ne convenait pas, soit la pointure manquait (46 pour le grand!).

Kiki, qui s'en fiche des marques, était survolté et il courait partout.

Après on a monté les meubles Ikéa (voir sketch de Gad Elmaleh).

Et évidemment, dans tous ces magasins, y'a du monde.

Et je n'aime pas trop ça.

Mais cela aurait pu être pire. Si on avait été vraiment des boeufs nous serions allés à la fête de Saint Nicolas à Nancy. Alors là, je n'aurais pas échappé à la crise d'angoisse. Bouchons à 20 km de Nancy dès 10 heures du matin (alors que le fameux Saint Nicolas ne pointe son nez qu'à la nuit tombée).

Hier soir, alors qu'une fois les meubles montés, il ne me restait plus qu'un tas de cartons (trois fois plus imposant que les meubles), j'ai failli me mettre à pleurer.

De fatigue, de stress....

Pour pas grand chose. Tout ça parce qu'une fois de plus je me mets la pression inutilement.

Suite au prochain épisode....

A toute à l'heure.

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