Jeudi 18 décembre 2014 4 18 /12 /Déc /2014 10:19

Je commençais à être vraiment survoltée, m'affairant à droite et à gauche.

Je passais l'aspirateur trois fois par jour, changeais les draps dans toutes chambres (les housses de couettes c'est quand même galère). Evidemment le sèche linge est tombé en panne et la météo est contre moi. Trois semaines non-stop de pluie diluvienne.

Je pense que j'ai toujours été comme ça. Stressée pour des broutilles. Cela doit expliquer en partie mes tendances à abuser des anxiolytiques.

Comme je lorgnais sur les bouteilles de vins, mon mari les a mises dans une cantine fermée à clé (à ma demande).

Et hier, paf, lessivée (comme mon linge).

Je suis restée au lit tout l'après midi et j'ai regardé un vieux nanar: Le Lauréat.

Enfin, je pensais que c'était un nanar.

Renseignements pris, ce film figure parmis les dix plus grand chef-d'oeuvres de tous les temps. Et bien, comme quoi.

J'en ai profité pour vérifier que Dustin Hoffmann est né le 8 Août 1937, qu'il mesure 1 m 67 et que le Lauréat a été tourné en 1967.

Je suis allée voir mon mari pensant lui annoncer un scoop: La chanson Mrs Robinson, c'est la chanson du film, chéri! Mais il le savait.

Il est vraiment calé en musique, incroyable. Il entend la première note et ça y est. L'autre jour il me sort "devine qui chante ça?"

"aucune idée". Ben c'est Wet Wet Wet (jamais entendu parler!).

A nous deux, on est prêt pour Money Drop!

Kiki, qui a la varicelle  (super), est complétement excité et il me demande toutes les 5 minutes: elle arrive quand la copine, hein quand?

Je ne sais pas comment ça se passe dans les autres famille mais chez nous, c'est la folie. Le correspondant allemand c'était rien par rapport à La Copine!!!!

(qui arrive ce soir d'ailleurs)


Par Aurèle
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Samedi 13 décembre 2014 6 13 /12 /Déc /2014 23:46

Très perturbé!

Je pense que cela peut être considéré comme un symptôme de sevrage de benzo, de baclo, d'alcool.

Je n'ai jamais très bien dormi, même "avant".

Je mettais très longtemps à m'endormir et j'avais beaucoup de mal à me réveiller le lendemain.

Mais en ce moment, c'est du grand n'importe quoi. Je ne dors jamais avant 3 heures parfois, je tiens jusqu'à 6 heures.

Je croise mon mari qui se réveille, et je lui demande (quand il ne part pas en déplacement) de s'occuper de Kiki, de le conduire à l'école et je redors jusqu'à 10 heures (c'est évidemment le truc à ne pas faire)

Mardi soir, j'ai craqué et je me suis bu une demi bouteille de vin. Les "colis cadeaux" destiné à mon mari commencent à affluer et c'est en général du "pinard".

Et comme je n'étais pas bien sûre de moi, j'ai vidé le reste dans l'évier. (du Gevrey-Chambertin, un de mes préféré dans une vie antérieure).

Je n'ai pas mieux dormi parce que j'ai culpabilisé  et j'ai eu peur que "la bête se réveille". C'est un terme d'alcoolique qui signifie que quand on reboit, on replonge petit à petit, inexorablement.

Cela ne sera peut-être pas mon cas mais je préfère ne pas tenter le diable pour le moment.

Les bouteilles sont dans le bureau de mon mari et elles ne me font pas envie.

Mercredi, j'étais méga fatiguée donc j'ai fait quelque chose que j'avais prémédité: j'ai pris un morceau de neuroleptique, de l'olanzapine, connu sous le nom de Zyprexa.

On m'en avait prescrit à l'HP de Narbonne et j'ai bien remarqué qu'on pouvait facilement assommer un cheval avec un tel produit.

Cela faisait partie des médicaments que je recrachais discrètement.

Bref, les comprimés que j'ai, sont dosés à 10 mg. Ce produit met longtemps à faire de l'effet donc je ne peux pas décider d'en prendre un à 11 heures du soir.

Et ils font de l'effet très longtemps donc il ne faut pas que j'ai un truc important à faire le lendemain matin.

Donc j'en ai pris un quart à 18 heures (soit 2,5 mg). J'ai dormi de 22 heures à 8 heures et j'ai été vaseuse tout le matin. L'après midi j'étais en forme et je suis allée courir.

Je ne reproduirai pas cette expérience très souvent car je sais que ce produit est une vraie cochonnerie, presque pire que les benzos.

Prise sur des longue période, il perturbe le métabolisme, provoque une importante prise de poids et du diabète. Il y a des procès incriminant le laboratoire Lilly, aux Etats- Unis.

Mais bon, je sais que j'ai cette solution de secours.

 

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(aperçu du bureau de mon mari)

 

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Et je passe la nuit sur le canapé parce qu'il paraît que quand je tapote sur les touches ça gêne Monsieur....

 


 


 

 

Par Aurèle
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Dimanche 7 décembre 2014 7 07 /12 /Déc /2014 13:00

    Je n'ai trouvé que ça.

La méditation, ça marche mais pas quand je suis survoltée. Je crois qu'il me faut encore un peu d'entraînement (quelques milliers de séances, oui!).

Donc hier, devant mon tas de cartons, j'avais l'impression d'avoir la tête comme une citrouille. Mon mari était reparti au supermarché parce qu'on n'avait finalement rien à "bouffer".

Alors j'ai mis ma tenue, bonnet, lampe frontale et je suis partie dans la nuit glaciale et humide. J'adore courir dans l'obscurité, où il n'y a vraiment personne.

A un moment j'entendais l'écho du bruit régulier de mes foulées et je me suis imaginé que quelqu'un me suivait. Je me suis arrêtée et j'ai éteint ma lampe. J'étais dans le silence et dans l'obscurité totale. Je voyais les lumières du village dans le lointain.

Alors j'ai imaginé que quelqu'un m'observait avec des  lunettes à infrarouges comme dans la scène culte du Silence des Agneaux, où le meurtrier observe Clarisse Starling. Il est tellement près qu'il peut presque la toucher.

Alors j'ai sprinté pendant plus d'un kilomètre. J'étais épuisée et apaisée en arrivant.

Mais faire du sport le soir c'est pas top pour le sommeil. C'est même fortement déconseillé. 

A trois heures du mat, j'étais toujours en train de cogiter dans mon lit.

Maintenant je regarde "les Enquêtes impossibles" sur mon ordi et ça m'endort. Mais depuis plusieurs jours cela ne fonctionne plus. Je n'écoute pas vraiment.

Psy-psy chéri m'avait dit de noter (la nuit) les pensées qui m'empêchaient de dormir.

Ce que j'ai fait.

Grand I: mes hernies discales. J'ai toujours des fourmis dans les doigts. D'après mon kiné, j'en ai pour plusieurs mois. C'est pas grave, l'essentiel c'est que je n'en souffre presque plus (grace à quelques séances d'osthéopathie et peut-être un peu grâce au kiné)

Grand II: la scolarité de mon fils. Ben ça va. Etonnant mais il est largement meilleur qu'en Seconde. Il a l'air beaucoup moins déprimé. La raison doit être le :

Grand III: la copine de mon fils.

Je crois que c'est ce qui me perturbe le plus en fait. Il y a un an, alors qu'il déprimait vraiment (à 15 ans donc), j'avais, après un long interrogatoire en bonne et due forme, réussi à lui tirer quelques vers du nez.

Il m'avait lâché un truc du style: "de toute façon, moi avec les filles ça marche jamais et cela ne marchera jamais".

J'avais essayé de le rassurer en lui disant qu'à 15 ans, il avait encore un peu de marge, que mignon et intelligent comme il est (bon, je suis peut-être pas objective), quand il plaira vraiment à une fille, elle passera outre le fait qu'il paraisse un peu "bizarre".

En fait, une fille (la plus convoitée du Lycée) lui avait dit "t'es beau mais t'es bizarre, t'es timide c'est ça?".

Cela avait fait un sujet de discussion chez le pédopsy. Ils étaient arrivés à la conclusion que "bizarre" cela ne veut rien dire. On est toujours le bizarre de quelqu'un.

Bref, j'avais raison. Il s'est produit ce que j'avais prévu (encore plus vite que je l'avais prévu).

Et je n'ai même pas assisté ni participé à la belle histoire, puisque c'était en Juillet, dans le Midi.

Et que, pour tous ceux qui suivent mes péripéties, j'étais à .... l'HP.

Quand je n'y étais pas, j'arrivais à peine à ébaucher un sourire quand je voyais la belle nénette me dire bonjour.

J'ai tout raté. Depuis, il est allé trois fois en TGV dans le Nord (elle habite à quelques mètres de la frontière belge).

Cela finit par nous coûter cher.

Et c'est moi qui ai choisi (et payé) les petits cadeaux sans la connaître. Apparamment ça lui plaît (je suis forte).

Et là, elle va venir durant les vacances de Noël. Pour la première fois.

Là pour le coup, cela devient "concret". Et quand j'ai demandé à mon fils où il dormait quand il allait chez elle, il a haussé les épaules et il m'a dit "ben dans sa chambre".

Donc c'est encore plus "concret".

Cela me gênerait presqu'un peu, alors que mon mari s'en tape royalement.

Mais bon, j'ai décidé d'être cool.

Du coup, on est tous boosté pour terminer les menus travaux (de peinture et autres) qui n'étaient pas encore terminés, et aménager au mieux la chambre de mon fils (qui s'est mis à refaire la déco).

Même pépette a décidé de ranger sa chambre. Et ça, c'est vraiment un miracle.

Bref, on commence à préparer alors qu'elle arrive dans 12 jours.

Et là, on part direct à Center Parcs pour 4 jours, comme chaque année.

Mes 4 enfants sèchent le dernier jour, la honte pour une prof. Mais après il y a vraiment trop de monde et c'est insupportable.

Que du bonheur en perspective (à moins que ce soit une tête à claques mais je ne crois pas). En tout cas elle est accroc, c'est touchant.

Mais ça m'empêche de dormir.

Et dans une autre époque, j'aurais pris du Lexo.


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Avant: Ridicule mais efficace    Après: le bien-être. Merci les endorphines!


Par Aurèle
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Dimanche 7 décembre 2014 7 07 /12 /Déc /2014 08:29

Hier!

C'est le première fois depuis de longs mois que ça me titille autant.

J'ai essayé d'analyser d'où me venait cette envie (ce besoin) si soudain.

La cause principale est toute trouvée:

J'ai dit dans un précédent article que je buvais moins. C'est vrai. Je ne me "tape" plus des bouteilles de vin en une soirée comme avant, trois, voire quatre fois par semaines. Je ne vais plus boire des Grimbergen sur la place Stan à chaque fois que j'ai un rendez-vous chez un psy ou un addictologue ou à l'UFATT ou je ne sais où.

Il faut dire que je n'ai quasiment plus de rendez-vous de ce type, ça ne me manque pas du tout!

Je rencontre juste mon asperpsy une fois par mois

Et j'ai toujours le reflexe de tout noter, c'est au moins une chose que j'ai retenue des mes deux ans de TCC chez mon psy-psy chéri.

Je m'y suis tenue quotidiennement depuis Août, c'est à dire depuis le moment où j'ai arrêté le baclofène.

Le but était avant tout de noter mon humeur, qui évolue par cycles (en espérant y constater une évolution positive)

Je mets des notes de -5 à 5 (comme les bipolaires). Le mois de Juillet était à -5, c'est à dire que je ne pouvais plus dessérer la machoire, je ne mangeais plus, je parlais à peine uniquement pour aboyer sur les psy qui me demandais obstinément ce qui avait déclencher cette angoisse paroxystique (ça s'appelle comme ça).

Il fallait à tout prix "une raison psychanalytique".

"Inconsciemment est-ce que le fait de vous retrouver en famille au bord de la mer ne vous angoisse-t-il pas?"

Mais non, crétin, les vacances, c'est le meilleur moment de l'année!

Pour moi, c'était tout trouvé. Avec le baclofène, j'ai vécu sur un nuage pendant des mois. Après il y a eu une descente.

 Abrupte, bref un précipice!

Point barre.

Mais comme ils ne connaissent pas, ils niaient.

Après une tentative Depakote (antiépileptique utilisé comme régulateur d'humeur), qui avec le recul, n'a pas été si négative que ça (au mois d'Août, j'étais plutôt stable), je me suis retrouvée au mois de Septembre sans psychotropes.

Sauf un: l'alcool.

Je notais aussi mes consommations. Disons qu'en semaine, je m'accordais une ou deux bière après un long footing (parce que je l'avais bien mérité, toujours des prétextes débiles) et que le Week-end, on boit des "bonnes bouteilles", parce que c'est le Week-End justement!

Une bouteille à deux le Samedi et le Dimanche. Puis, pourquoi ne pas faire commencer le Week-End  le Vendredi soir?

Bref, j'ai dit Stop.

J'en ai eu marre de compter, de me dire, mince t'es à 4 unités, tu dépasses, tu vas crever...

Il y a dix jours, j'ai stoppé net. On ne s'est pas concerté avec mon mari, mais je crois que lui aussi en avait ras le bol. Surtout qu'il mange souvent au resto et qu'il y boit quelques verres.

Cela fait 24 ans que nous sommes ensemble. Notre relation est très fusionnelle, il est introverti et a peu d'amis.

Depuis le début de notre relation, on picole. Quand j'avais 18 ans nous sommes partis en vacances ensemble. La première chose qu'on a faite en arrivant (à Bormes les Mimosas!) on est allé s'acheter un cubi de rosé. Et trois jours après, un autre, etc.

Et chaque année, même "tradition". Certains souffrent d'alcoolisme mondain, nous on souffrait d'alcoolisme amoureux.

Enfin, je n'en souffrais pas encore.

Le pire c'est que nous avons toujours été très sportifs, très minces, musclés, des vrais top-models. Des tops models alcoolo!

Et les séjours chez ses parents n'en parlons pas. Champagne, Irisch Coffee, Vodka, bière Ch'ti. Des Polonais du Nord, deux occasions de picoler! (non je déconne)

Cela fait belle lurette que ses parents se sont calmés (à 75 ans, normal).

Bref 10 jours, c'est pas long. Mais tout bien réfléchi, cela ne m'étais pas arrivé depuis belle lurette. Il y avait toujours quelque chose:

Des benzo, évidemment.

Il y a un an, en cure, j'ai remplacé le Lysanxia par du baclofène.

Après, j'ai continué le baclofène (qui n'est pas un psychotrope) mais j'ai continué à boire de l'alcool (modérément).

En Juillet, j'ai arrêté le baclo et l'alcool (puisque j'étais à l'HP), mais on m'a assommée avec des neuroleptiques, du Théralène, de l'Atarax puis du Dépakote. J'ai même eu droit à du Seresta (à mon insu) et du Zolpidem.

Je crois qu'il faut remonter à ma dernière grossesse (6 ans) pour trouver un tel exploit (plus de 10 jours sans psychotropes et évidemment sans alcool).

Les trois quatre premiers jours, pas de problème. Le cinquième, j'ai commencé à y penser en faisant mes courses. Toujours le même schéma de pensée "tu ne bois pas tous les jours, tu n'es pas alcoolique, tu peux bien acheter une bouteille qu'on sirotera à deux ce soir".

J'ai tenu, l'envie est passée.

Et j'ai continué à marqué des 0 dans la colonne UA de mon tableau Excel.

Ce week-end est le deuxième week-end sobre.

Et depuis deux ou trois jours je ne me sens pas bien. Ce n'est pas mon humeur (elle est bonne). C'est cette impression de fatigue morale, cette tension. La tête prise dans un étau...

Et je dors très peu, je suis très fatiguée.

Cela me rappelle trop de souvenirs. Je sais très bien ce qui calmerait ça immédiatement.

C'est petit, blanc, cela à une forme de baguette quadrisécable et cela se dissout dans la bouche avec un petit gout platreux (même pas mauvais)...

Hier, nous avons passé la journée à faire du shopping.

Ikéa à Metz (ben oui, on est des boeufs comme tout le monde), puis achat de chaussures (tire groupé pour les quatre enfants).

Très fatiguant nerveusement. Chacun exige "sa marque" (DC, Vans, Clarks... pour les ados).

Soit la couleur ne convenait pas, soit la pointure manquait (46 pour le grand!).

Kiki, qui s'en fiche des marques, était survolté et il courait partout.

Après on a monté les meubles Ikéa (voir sketch de Gad Elmaleh).

Et évidemment, dans tous ces magasins, y'a du monde.

Et je n'aime pas trop ça.

Mais cela aurait pu être pire. Si on avait été vraiment des boeufs nous serions allés à la fête de Saint Nicolas à Nancy. Alors là, je n'aurais pas échappé à la crise d'angoisse. Bouchons à 20 km de Nancy dès 10 heures du matin (alors que le fameux Saint Nicolas ne pointe son nez qu'à la nuit tombée).

Hier soir, alors qu'une fois les meubles montés, il ne me restait plus qu'un tas de cartons (trois fois plus imposant que les meubles), j'ai failli me mettre à pleurer.

De fatigue, de stress....

Pour pas grand chose. Tout ça parce qu'une fois de plus je me mets la pression inutilement.

Suite au prochain épisode....

A toute à l'heure.

Par Aurèle
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Mercredi 3 décembre 2014 3 03 /12 /Déc /2014 22:18

Je l'ai mis en lien, ci-contre

Je l'ai lu.

Plusieurs choses m'ont interpelée.

Entre autre, elle explique à quel point le diagnostic est difficile à obtenir pour un enfant car les psychiatres n'y connaissent rien. C'est encore plus difficile pour un adulte (car un adulte a appris les codes sociaux et joue un rôle...).

Et c'est encore plus difficile pour les femmes. Une femme Asperger, c'est très rare.

Il lui a fallu 30 ans pour  "comprendre" et quelques années de plus pour que cela lui soit confirmé dans un CRA.

En plus de l'entretien préliminaire que j'ai eu avec une psychiatre, le diagnostic se déroule sur trois journées prévues en Juin.

La première séance est filmée.

Je ne trouve pas que cela a été si difficile, c'est juste long car il n'y a pas assez de centres de diagnostic.

C'est grace à son blog que j'ai trouvé les coordonnées de mon psychiatre qui fait un exposé dans une vidéo. J'ai eu de la chance.

Pour ceux que ça intéresse             -------------------------------->


Par Aurèle
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Mercredi 3 décembre 2014 3 03 /12 /Déc /2014 17:29

    Je pourrais écrire un pavé. Je ne vais pas le faire, cela risquerait d'être long, on pourrait se lasser.

En vrac, pour ceux qui n'ont pas suivi:

-  les troubles alimentaires

-  les excès de benzodiazépines accompagnées d'alcool

-  les accidents de la route: le premier, il y a 20 ans provoqué par un cocktail de Valium et de Rosé. L'année dernière c'était Lexo, arrosé de quelques bibines. J'aurais pu blesser ou tuer quelqu'un. Entre temps il y en a eu d'autres, toujours avec une substance dans le sang.

- les entailles au poignet avec une lame de rasoir.

- le Lexo, le Lexo, de plus en plus de Lexo.

- l'alcool, l'alcool de plus en plus d'alcool

- les psy, psychomachins, psychanalistes. Thérapie Comportementale, Thérapie machin chose...

- les addictologues. Vince, l'addictologue tête à claque.

- l'UFATT et les drogués

- les urgences, les urgences psy

- les hospitalisations en HP (4 en comptant l'HP de Narbonne)

- la cure de sevrage avec les alcooliques

- le baclofène

- les troubles de l'humeur

- Esmeralda

etc.

Et je suis toujours en vie.

Depuis plusieurs semaines, je me sens mieux.

Je ne prends plus de benzodiazépines, c'est un exploit car j'avais une très forte dépendance.

Je ne bois plus, ou très peu, je n'en éprouve plus le besoin.

Et j'éprouve à nouveau du plaisir pour des choses toute simples. Décorer le sapin, me balader avec mes enfants...

Je n'ai pas vu grandir Kiki qui vient d'avoir 5 ans.

En fait, j'ai vraiment abusé du Lexomil après sa naissance. Du coup je ne souviens plus de ses premières années. Le Lexomil m'a volé mes souvenirs.

Il me reste encore une chose à régler, c'est mon avenir professionnel. Je ne suis pas faite pour être une mère au foyer. J'ai encore un répis de 6 mois jusqu'en Juin.

Et c'est justement au mois de Juin que se déroulera mon évaluation au CRA, je viens de recevoir ma convocation. Et j'en ai besoin pour obtenir un reclassement.

C'est une nouvelle vie qui commencera alors. Tant mieux parce que l'ancienne vie ne me convenait pas. En fait, j'aurais fini par crever.

Je me suis même dit que j'allais m'offrir une cure de rajeunissement, un mini lifting ou un truc comme ça. Je trouve que ces dernières années ont été très éprouvantes et je me trouve vieillie.

Je refais du sport très régulièrement et si mes hernies se calment, j'envisage un jour un petit semi-marathon histoire de me motiver un peu pour l'entraînement

Mes périodes de déprime sont de plus en plus courtes. En dehors de ces périodes, j'ai encore des problèmes de sommeil. Il m'arrive de m'endormir au petit matin et de faire des siestes dans la journée.

Bref, ça cloche encore. Et quand je suis déprimée, je dors 15 heures.

Je vais avoir 43 ans; cela faisait très longtemps que je faisais semblant d'être quelqu'un que je n'étais pas. C'était destructeur. Je m'autodétruisais.

Je m'en suis sortie.

J'ai rencontré beaucoup de personnes qui étaient censées me venir en aide, des médecins, des psychiatres.

Finalement, je ne dois mon salut qu'à moi-même (désolée les gars!!)

Ce blog m'a aidée également.

Le dernier psychiatre (le pédopsychiatre spécialiste du Syndrome d'Asperger) n'a fait que confirmer ce que j'avais compris moi-même. Il m'a adressée au CRA et je patiente sereinement  sachant qu'il y a 18 mois d'attente. 

 J'ai décris dans ce blog mon sevrage de Lexomil qui a été très éprouvant, mes innombrables rechutes, mes fausses ordonnances, mon attirance pour un certain psy. 

J'ai expliqué comment j'ai compris que j'étais autiste, comme mon fils. Cela a été un choc. On m'aurait dit ça (que j'avais le SA et tout et tout) il y a deux ans, j'aurais répondu "autiste toi -même et Duchnoque!", comme quoi...)

Un vrai roman finalement.

J'espère que mes 43 prochaines années seront un peu plus sereines...

 

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Mon beau sapiiin....

 

 

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A +

 

 


 


Par Aurèle
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Jeudi 27 novembre 2014 4 27 /11 /Nov /2014 12:44

Cela fait plus d'une semaine que j'avais écrit le dernier article mais je ne l'avais pas posté.

Je vais beaucoup mieux. Je suis allée consulter un osthéopathe qui, en une séance, m'a fait autant de bien que quinze séances de kiné.

Je ne comprends pas pourquoi cette spécialité n'est pas reconnue. Et il m'a dit que je pouvais courir à nouveau. Ce que j'ai fait.

L'effet bien être qu'on ressent tout de suite après l'effort me fait penser à l'effet que me procurait le Lexo au début, il y a bien longtemps.

Pour profiter de l'effet antidépresseur du sport il faut pratiquer au moins trois fois par semaine un sport d'endurance (course à pied, marche rapide, vélo, natation) pendant au moins une demi heure (une heure c'est mieux).

Et les effets commencent à se faire sentir au bout de quelques semaines.

Je vais essayer de m'y tenir.

Comme j'ai peur de connaître encore des périodes de "Down", je voulais que mon asperpsy me prescrive de l'Abilify (ben oui, i'faut croire qu'avoir un médoc à portée de main, ça me rassure).

Mais impossible de le berner. J'ai fait semblant d'aller mal mais au bout de deux minutes une de ses blagues m'a fait sourire. Pourtant c'est pas un drôle.

Je lui ai dit que je ressentais de l'anhédonie (c'est à dire que les petites choses qui d'habitude me procuraient de la joie, par exemple préparer les décorations de Noël ,ne me faisaient plus rien, au contraire).

Il m'a répondu "vous avez encore fait chauffer Internet".

Donc je ne broie plus du noir. J'ai la pêche.

Mais je souffre toujours d'une forte anxiété sociale.

J'avais un rendez-vous avec un des profs de mon fils (y'a pas de quoi en faire un plat), j'ai cru que j'allais m'évanouir.

Mon mari m'accompagnait, cela aurait dû me rassurer. Mais je sais par expérience que dans ces situations il ne dit pas un mot. Il est nul.

On a patienté dans un hall. C'était une ambiance de Lycée. Mon coeur battait à toute vitesse et je sentais la sueur couler sous mes bras.

Le prof est arrivé. Dès que l'entretien a commencé, mon angoisse s'est dissipée, comme souvent.

Ce prof est une tête de c..  , j'ai rarement vu ça.

Bref, j'ai peur des gens.

Vous, les gens, vous me faites peur.

Mais pas longtemps, après ça va mieux.

Je crois que je serai toujours comme ça. Tant pis.

Par Aurèle
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Mardi 18 novembre 2014 2 18 /11 /Nov /2014 13:35

    Je ne vais pas écrire "après la dernière prise de benzodiazépines" parce qu'en un an, il m'est arrivé d'en reprendre.

A l'HP de Narbonne, on m'a fait prendre du Seresta (Oxazépam), très à la mode en ce moment. Je ne le savais même pas car c'est une benzo que je ne connais pas bien.

Aucun effet à ce moment là.

Auparavant, lorsque j'avais largué tous mes psy, j'en avais consulté un à côté de chez moi qui m'avais prescrit du Lysanxia. Je me sentais très dépressive. Aucun effet non plus.

Je n'ai jamais repris de Lexomil.

Lors de mon traitement au baclofène, j'étais très en forme.

Trop.

En épluchant le Net j'ai appris qu'on ne pouvait pas appeler ça de l'hypomanie. Même si c'est la même chose. C'est "un trouble de l'humeur induit par une substance". (extrait du DSM IV)

Depuis j'ai toujours l'humeur en dents de scie. C'est très étrange. Une semaine Up, une semaine Down. 

 Le coupable: baclo ou Lexo?

Pour moi cela reste le baclofène.  

Je pense sincèrement que l'arrêt du Lexomil ne me laisse pas de séquelles.

Peut-être une phobie sociale, que de toute façon, je me suis toujours traînée.

Est-elle pire qu'avant? J'en sais rien....

Je ne vois pratiquement personne donc difficile de juger.

J'avais de fortes douleurs au cou, je me suis dit "ah voilà un symptôme d'arrêt des benzo ou du baclo qui sont tous les deux des myorelaxants"!

Ben non. Le scanner a prouvé que non.

L'idéal serait que je ne prenne plus aucun médicament. Mais ces périodes sont vraiment difficiles à vivre. Je reste clouée au lit rongée par des angoisses et je dors pratiquement toute la journée.

Cela arrive du jour au lendemain. Cela disparaît du jour au lendemain.

Je n'ai jamais trouvé quelqu'un dans mon cas (sur le Net), et j'ai parfois l'impression qu'on ne me prend pas au sérieux.

Sauf mon Asperpsy.

Le dernière fois j'allais très mal. Il m'a dit avoir réfléchi à mon cas. Vu le caractère cyclique de mes troubles il lui semble inapproprié de me prescrire un AD, car il faut le prendre au moins 6 mois (et pour moi c'était Niet).

Il m'a proposé un neuroleptique atypique, l'Abilify.

Evidemment je connaissais. Mais j'ai un a priori sur les neuroleptiques. Le Zyprexa (prescrit à l'hôpital de Narbonne) fait l'objet de nombreuses plaintes aux Etats Unis (pour diabète, obésité, trouble du métabolisme...).

Depuis je me suis renseignée. L'Abilify a reçu une AMM dans les troubles bipolaires, la cyclothymie mais aussi dans les dépressions (en plus de la schizophrénie comme tous les neuro) au Canada et aux USA.

Je me suis donné un peu de temps pour réfléchir. 

En plus, je ne peux plus courir.

Je m'étais aussi inscrite à la Zumba (je prends ce qu'il y a "sur place") et je ne peux même pas y aller!!!.

Alors je ménage mes disques cervicaux et je broie du noir.

Bref, c'est pas la joie.

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En plus je m'habille comme Laurence Boccolini dans Money Drop.

(Et ma minerve, elle est rigide, un enfer)


Par Aurèle
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Mercredi 12 novembre 2014 3 12 /11 /Nov /2014 13:51

Méééé non!

Me revoilà!

Il faut dire que le dernier mois a été pénible.

Toujours une humeur "mi-dépressive / mi anxieuse qui ne me quitte pas et qui évolue en dents de scie.

 Et surtout:

des problèmes cervicaux!

Ben oui, c'est bête. Une névralgie cervico-brachiale (bonjour le nom savant) due (après scanner) à deux hernies discales cervicales.

Gros coup au moral.

Moi qui compte sur mes footing réguliers pour me remonter le moral, râpé!

Le radiologue du scanner m'a fait comprendre que je ne pouvais ni courir, ni nager, ni faire du vélo, ni rien, en fait.

Sous le choc, j'ai oublié de lui demander si c'était "à vie".

"Eh m'sieur, à 42 ans je dois avoir le train de vie d'une petite mémère? Jusqu'à ma mort?"

Inattendu, pour le coup.

Moi qui pensais seulement avoir un problème de neurones, me voici avec un problème physique, ça change.

Heureusement, mon Kiné (très fréquenté ces temps -ci, ça me change des psychiatres) m'a dit qu'il ne fallait pas écouter les radiologues.

Et si ces fameuses hernies ne se résorbent pas, j'envisage de me faire opérer.

J'ai déjà tout étudié sur le Net.

J'ai eu droit à un pannel de médicaments qui ferait baver un camé:

des anti-inflammatoires, des corticoïdes, et surtout: du tramadol.

Ce dernier étant potentiellement addictogène je n'en ai pris que deux jours, pour une efficacité quasi nulle.

Suite au prochain épisode...

PS: une névralgie cervico-brachiale est une compression d'un nerf due (chez moi) à un écrasement des disques cervicaux. La douleur se situe dans la nuque, dans l'épaule, dans le bras et certains doigts de ma main gauche sont comme insensibles (c'est une "sciatique du  cou et du bras").

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Aurèle
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Dimanche 5 octobre 2014 7 05 /10 /Oct /2014 07:38

    Le Centre de Ressources Autisme.

Je m'y suis rendue la semaine dernière pour une évaluation préliminaire.

J'avais déjà assisté à celle de mon fils donc je savais à quoi m'attendre.

L'évaluation (la dernière ligne droite), dont la date n'est pas encore fixée, prend beaucoup de temps (elle s'étale sur plusieurs jours) et il y a tellement de demandes qu'il a une "présélection".

C'est un peu comme un entretien d'embauche.

J'ai dû recommencer mon histoire face à une charmante psychiatre, depuis mon enfance, aussi loin que remontent mes souvenirs, c'est à dire très loin.

Mais cela ne m'a pas gênée. Car pour une fois, j'ai la certitude que c'est enfin l'Aboutissement.

Il manquait un élément. Toute ma vie j'ai ressassé cette histoire, mon histoire, face à des psychiatres tous plus incompétents les uns que les autres.

C'est un peu comme si je cherchais à démontrer un théorème en partant d'un postulat éronné. Il y avait un bug quelquepart.

Maintenant tout s'imbrique parfaitement. Ma vie avec toutes les difficultés que j'ai rencontrées, mon goût prononcé pour les psychotropes, mes troubles alimentaires, mes tendances à picoler, tout me  me paraît limpide.

Quand je me suis rendue compte que je commençais à me taper l'air tarte, à l'époque où je ne parlais à personne et que je ne pouvais me rendre "en société" qu'avec mon père ou avec Bébelle, j'ai joué un rôle.

Je l'ai bien joué. Il fallait bien me connaître pour s'apercevoir à quel point j'avais peur des autres.

D'ailleurs, avais-je vraiment peur des autres? Peur n'est peut-etre pas le mot approprié. Je n'avais pas peur comme quelqu'un de timide, j'avais peur comme quelqu'un qui se retrouve face à des individus qu'il ne comprend pas du tout.

J'ai lu des citations d'Asperger qui décrivent bien ce sentiment.

"c'est comme si on vivait dans un pays dont on ne comprend pas la langue"

"c'est comme si on vivait sur une autre planète, entouré d'Extra-terrestres" ...

C'est presque pire. Parce qu'en plus, il est fortement conseillé que les autres ne s'aperçoivent pas de notre différence.

Ce sentiment était flagrant dans mon enfance, ça l'est moins maintenant.

Mais jouer un rôle est épuisant, moralement. C'est intenable dans la durée.

Donc soit on reste cloitré chez soit, soit on essaye de faire bonne figure et on en profite pour se shooter un peu.

Bref, l'entretien a duré plus de deux heures. Il a fallu que je décrive mes "centres d'intérêts".

Le premier était tout trouvé. Quand j'ai parlé de mon addiction au bromazépam, la psychiatre m'a demandé s'il s'agissait de Valium (une psychiatre, la honte!).

Donc, je connais toutes les benzo par  le nom de leur molécule mais aussi par leur nom de labo (et même le nom qu'elles portent aux Etats Unis ou en Belgique), ainsi que leur demi-vie d'élimination.

Mais cela n'a rien d'extraordinaire. Il suffit d'aller sur les Forum de benzo pour se rendre compte que je ne suis pas la seule. Et même parmi les lecteurs de ce blog il y a des personnes dans ce cas (un peu zarbi quand même comme passion).

Puis il y a eu les médicaments en général.

Il y a  eu des trucs plus étonnants, qui pour le coup n'intéressent personne, c'est les dates de naissance et si possible les tailles des gens. Les personnalités mais aussi ceux que je côtoie (bon pour les tailles c'est plus dur).

J'ai eu ma période séries (Prison Break, Dexter, Breaking Bad, Esprits Criminels...) ce qui représente des dizaines de dates, de tailles, de noms.

Bon, et c'est pas fini.

Cela arrive d'avoir des centres d'intérêts mais lorsque cela devient obsessionnel (au point d'y penser la nuit et de me relever) cela peut être un des nombreux signes du Syndrome d'Asperger.

Bref, il a fallu aussi évoquer le manque d'empathie.

L'empathie, ce n'est pas la pitié, la gentillesse, la générosité (je ne pense pas en manquer).

C'est la capacité de ressentir, a priori, les pensées, les sentiments et les émotions d'autrui.

Je lui ai dit que je ne pouvais pas avoir un avis objectif sur la question.

Et sa réponse: "en une heure, vous m'avez à peine regardée 5 mn, cela doit donc être difficile pour vous d'imaginer ce que je ressens, car les émotions des gens passent par l'expression du visage". Et paf!

Pas un seul de ma cohorte de psy n'avaient remarqué un truc si évident. Un truc qui a interpellé mon asperpsy au bout de quelques minutes.

Bref, après cet interrogatoire qui n'en finissait plus, au bout de deux heures, elle m'a expliqué comment se passerait l'évaluation.

Des spécialistes en tout genre, psychologues, psychomachins vont se succéder pour des séries de tests et des sortes de jeux de rôles. Le tout est filmé, puis analysé par la suite.

Le résultat est objectif et serait le même dans tous les CRA du monde.

J'ai un peu décroché sur les explications (deux heures de concentration, c'est déjà beaucoup pour moi), mais mon fils me racontera.

Bref elle a ajouté que cela ne sera probablement pas cette année (avant Janvier donc). Le contraire m'aurait étonnée et si on me dit que c'est Février je suis folle de joie.

J'avais arrêté d'y penser mais maintenant je sens l'échéance approcher.

Un truc qui m'horripile particulièrement:

 Ma situation commence à se savoir  au delà des frontières du Lycée (personne ne sait tenir sa langue). Beaucoup de personnes semblent intéressées par mon cas (il faut dire que c'est une situation hors norme). Une prof qui découvre qu'elle a le syndrome d'Asperger et qui demande à être reclassée en conséquence.

L'assistante sociale me harcèle. L'équivalent du Rectorat (mais pour l'Enseignement Agricole) semble être au courant, bientôt cela ira jusqu'au Ministère de l'Agriculture!

Quand je croise mon ex-collègue de Maths au collège où se trouve ma fille ,elle me regarde comme si j'étais extraordinaire et elle me pose plein de questions. Alors qu'avant j'avais l'impression qu'elle me considérait comme une sous-merde. Elle m'adressait à peine la parole.

Même si la pathologie dont souffre un agent doit rester confidentielle, cela ne me dérange absolument pas que mon histoire se propage comme une traînée de poudre.

Mais ce qui me dérange particulièrement, c'est que mes proches éludent complètement le truc.

Mon père veut bien le comprendre pour mon fils mais dès que je parle de moi, il change de sujet. Ma belle famille, n'en parlons pas.

Quant à mon mari, cela a été très long.

On invite des Asperger dans les émissions de télé, mais quand on en a une sous la main, on ne veut pas en entendre parler.

Alors ça m'énerve.

Donc j'ai décidé d'écrire un petit livre à l'intention de mes proches.

Je voulais attendre l'évaluation officielle mais c'est inutile. Disons que ce sera un livre compte à rebours.

PS: après mes dérapages éthyliques du début de semaine (trois jours), j'étais effondrée.

J'en ai parlé à mon asperpsy en lui expliquant que j'étais vouée à subir des compulsions toute ma vie.

Il m'a demandé si c'était si grave que ça?

Ben oui, si je conduis!

Et bien ne conduisez pas quand vous avez bu et tout va bien.

Depuis, je suis revenue dans le droit chemin.

Je me souviendrai toujours d'une de mes premières séances avec lui (la première ou la deuxième), j'étais encore dans la perspective de retravailler dans le même lycée, sur le même poste (les Asperger n'aime pas le changement, même si cette perspective me terrorisait).

Il m'a dit simplement: "vous ne le ferez plus, vous ne pouvez pas".

Tout semble si évident, si carré, si cartésien avec lui.

Ce type est une vraie caricature. En plus il a une espèce de nonchalance extrêmement étrange.

Bref, il me laisse perplexe.

 


Par Aurèle
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